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« Le dépistage du cancer du sein reste primordial »

La campagne annuelle Octobre rose débute ce vendredi. L’Hôpital du Valais y participe et rappelle la nécessité pour les femmes de se livrer à des examens réguliers. Un dépistage bouleversé par la pandémie.

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Rédaction Rhône FM, Rédaction Rhône FM
01 oct. 2021, 14:14
Octobre rose
Octobre rose ©

L’Hôpital du Valais se pare de rose à partir de vendredi. Les 5'500 collaboratrices et collaborateurs porteront un masque de cette couleur durant tout le mois. Cette action est un moyen de participer à la campagne annuelle Octobre rose, consacrée à la lutte contre le cancer du sein. Cette maladie est la première cause de mortalité par cancer chez les femmes. 260 nouveaux cas sont découverts en moyenne chaque année en Valais, contre 6'200 en Suisse.

Le Covid chamboule tout

En 1998, le Conseil d’Etat valaisan a instauré un programme de dépistage. C’est Promotion Santé Valais qui en a aujourd’hui la charge. Les femmes de 50 à 75 ans reçoivent tous les deux ans une invitation à effectuer une mammographie. Mais l’an dernier, la pandémie a tout bouleversé. « En mars 2020, tous les sites de radiologie ont dû cesser les mammographies de dépistage pendant cinq semaines. Cette interruption du programme a engendré un certain retard pour récupérer toutes mammographies déjà agendées. Actuellement les femmes ont encore une certaine crainte de se rendre dans un site de radiologie à cause du Covid », raconte Nadine Dubuis, responsable administrative du dépistage du cancer chez Promotion Santé Valais.

Le rattrapage n’a pas été total. 12'041 mammographies ont été effectuées en 2020 dans le cadre du dépistage, contre 13'868 en 2019. Les femmes qui participent au programme cantonal ne doivent supporter que 10% du coût d’un examen. Les 90% restants sont prix en charge par l’assurance obligatoire des soins, quelle que soit la franchise.

Une mortalité difficile à évaluer

L’Observatoire valaisan de la Santé nous apprend que le taux de mortalité du cancer du sein a nettement diminué en vingt-cinq ans. Il est passé de 32% en 1993 à 17% en 2017. Néanmoins, selon le docteur Colin Simonson, responsable médical du Centre du sein au Centre hospitalier du Valais romand, évaluer la mortalité de ce cancer reste complexe. « 80% des cancers du sein sont découverts chez des femmes de plus de cinquante ans. Il y a donc 20% de femmes qui sont plus jeunes. Pour ces patientes-là, le pronostic est excellent, mais elles ont encore de nombreuses années à vivre. Une femme qui fait un cancer du sein à 45 ans, il est possible qu’elle récidive à 60 ans sous une forme métastatique. Elle peut peut-être encore vivre dix ans et finir par décéder du cancer du sein, donc très longtemps après le diagnostic initial », explique Colin Simonson.

Le Centre du sein s’occupe de la prise en charge complète du traitement du cancer du sein. Les traitements sont multiples et adaptés à chaque patiente. Il s’agit la plupart du temps d’une intervention chirurgicale, puis de radiothérapie et d’hormonothérapie. Dans certains cas, la chimiothérapie et l’immunothérapie sont aussi possibles.

FP
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