Les Verts valaisans partent en quête d’un président
Le parti écologiste a officialisé hier le départ de Jean-Pascal Fournier. Son successeur ne sera pas connu avant plusieurs mois. Le comité souhaite se donner le temps de la réflexion.

Les Verts valaisans n’ont plus de président. Jean-Pascal Fournier a officiellement quitté ses fonctions hier soir, après l’assemblée générale du parti. Son successeur n’est pas encore connu. Une nouvelle assemblée aura lieu en automne pour désigner le futur président ou la future présidente.
Un intérim estival
Le comité a donc opté pour un intérim estival qui sera assuré par les deux vice-présidentes Brigitte Wolf et Carole Morisod. « On s’est rendu compte qu’on devait repenser et renforcer notre organisation. La période actuelle, après les élections communales et cantonales, est assez propice, parce qu’on a maintenant un an et demi sans grandes échéances. On va donc se donner un petit laps de temps pour réfléchir à notre organisation et offrir au futur président ou à la future présidente des conditions optimales » raconte Jean-Pascal Fournier.
L’ancien conseiller communal de Sion explique que son successeur ne sera plus entièrement bénévole à la tête du parti, comme c’était le cas jusqu’à maintenant. Il nous confie que des personnes sont intéressées par le poste, mais qu’il est encore trop tôt pour en parler.
Poursuivre la progression
Jean-Pascal Fournier aura passé vingt ans à la direction du parti, dont neuf à la présidence. Il dresse un bilan positif de son mandat. Depuis son entrée en fonction en 2012, les Verts valaisans sont passés de deux élus au Grand Conseil à treize aujourd’hui. Ils ont également obtenu un siège au Conseil national lors des élections fédérales de 2019.
Le désormais ex-président affirme que le parti doit poursuivre sur sa lancée et continuer de se fixer des objectifs ambitieux. « Nous pouvons encore progresser, notamment dans le Haut-Valais, où nous avons une seule élue. Dans le Haut-Valais, il y a encore l’Alliance de gauche. Il faudra vraiment y viser, dans les quatre prochaines années, un développement autonome et indépendant. On a vu que notre stratégie dans le Valais romand avait fonctionné et il n’y a pas de raison que ça ne se fasse pas dans le Haut. La présence des Verts au Conseil d’Etat est aussi un objectif, même si nous n’avons pas réussi jusqu’à présent. Si les résultats de la Constituante nous amènent vers un Conseil d’Etat à sept, c’est clair que nous souhaiterons placer une élue ou un élu à l’exécutif cantonal », déclare Jean-Pascal Fournier.
Au niveau de l’action politique, le Sédunois estime qu’il reste encore beaucoup à faire sur le plan environnemental en Valais et que les Verts ont un rôle important à jouer dans ce sens. Il se dit par exemple favorable au dépôt d’une initiative cantonale pour la préservation de la plaine du Rhône qui, selon lui, se dégrade rapidement.
