Marche pour Quentin Deranque sous haute sécurité à Lyon
Emmanuel Macron a appelé "tout le monde au calme" avant la marche samedi en hommage au jeune militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon. Il a annoncé une réunion avec le gouvernement la semaine prochaine sur "les groupes d'action violente".
En tête de cortège, des jeunes femmes membres du collectif identitaire Némésis tiennent des roses blanches. Des pancartes "l'extrême gauche tue" côtoient des drapeaux bleu-blanc-rouge. "Jeune Garde en prison, libérez la ville de Lyon", scandent des manifestants.
Dans la foule, pas de drapeau d'organisation, ni de sigle, mais de discrets symboles de l'ultradroite, et surtout des discours très politiques contre "le gauchisme" ou "la violence antifasciste".
La marche avance dans le calme, même si une voisine jette un oeuf, tandis que d'autres ont accroché à leur fenêtre "Lyon est antifa" ou "l'amour est supérieur à la haine".
Très sécurisé
Pour éviter toute violence, les autorités ont déployé un dispositif sécuritaire conséquent. Renforts de CRS, de gendarmes mobiles, et deux drones surveillent le cortège dont la progression s'arrête là où Quentin Deranque a été roué de coups.
Dès que des contre-manifestants s'approchent, des policiers se positionnent pour les bloquer, selon les services de la préfète.
A Rennes, 200 personnes ont rendu hommage à Quentin Deranque en fin de matinée. Face à eux, près de 300 contre-manifestants ont déployé une banderole disant "On ne pleure pas les nazis". Quand certains ont essayé de sortir du périmètre autorisé, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour les bloquer.



