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Des soldats nord-coréens blessés morts en Ukraine

Les forces ukrainiennes ont fait prisonnier un soldat nord-coréen déployé en soutien de l'armée russe, ont rapporté les renseignements sud-coréens vendredi. Il s'agit du premier cas connu de Nord-Coréen fait prisonnier par Kiev.

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News ATS, Keystone-ATS
27 déc. 2024, 22:23
/ Màj. le 27 déc. 2024 à 22:30
Selon Kiev, 12'000 soldats nord-coréens sont engagés dans la région russe de Koursk, en soutien de l'armée russe (archives). KEYSTONE/EPA RUSSIAN DEFENCE MINISTRY PRESS S/RUSSIAN DEFENCE MINIS
Selon Kiev, 12'000 soldats nord-coréens sont engagés dans la région russe de Koursk, en soutien de l'armée russe (archives). KEYSTONE/EPA RUSSIAN DEFENCE MINISTRY PRESS S/RUSSIAN DEFENCE MINIS © KEYSTONE

Ceux-ci essuient "beaucoup de pertes. Beaucoup. Et nous voyons que l'armée russe et les superviseurs nord-coréens ne s'intéressent pas du tout à la survie de ces Coréens", a déclaré le président ukrainien dans son allocution quotidienne.

"Plusieurs soldats nord-coréens sont morts aujourd'hui. Nos soldats ont réussi à les capturer. Mais ils étaient très grièvement blessés et n'ont pas pu être sauvés", a-t-il encore dit, avant de dénoncer "la folie dont sont capables les dictatures" en envoyant des militaires se faire tuer "dans des combats en Europe".

"Tout est fait pour qu'il nous soit impossible de capturer des Coréens. Les Russes les envoient à l'assaut avec une protection minimale", a insisté M. Zelensky.

Les services de renseignement sud-coréens avaient quelques heures plus tôt révélé qu'un soldat nord-coréen fait prisonnier le 26 décembre par les Ukrainiens n'avait pas survécu à ses blessures.

"Plus de 1000" tués ou blessés

Le même jour, Washington a assuré que "plus de mille" soldats déployés par Pyongyang en Russie pour se battre contre l'Ukraine avaient été tués ou blessés au cours d'assauts "sans espoir" dans la région frontalière de Koursk.

"Il est clair que les chefs militaires russes et nord-coréens les considèrent comme des troupes pouvant être sacrifiées", a ajouté John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain.

"Les forces nord-coréennes mènent des assauts massifs (...) contre les positions ukrainiennes à Koursk. Ces vagues humaines n'ont pas été très efficaces (...). Nous estimons qu'à ce jour, plus de 1000 personnes ont été blessées" ou tuées, a-t-il lancé.

Lundi, Volodymyr Zelensky avait affirmé que près de 3000 soldats nord-coréens avaient été "tués ou blessés" depuis leur engagement aux côtés des forces russes et Séoul avait donné le chiffre de 1100.

L'implication d'une armée régulière étrangère a constitué une escalade majeure dans l'invasion qui a été déclenchée il y a près de trois ans par Vladimir Poutine et aborde une phase critique avec le retour dans moins d'un mois de Donald Trump à la Maison Blanche.

Pas d'"impact significatif"

Selon Kiev, 12'000 soldats nord-coréens, dont "environ 500 officiers", parmi lesquels "trois généraux", se trouvent dans la région de Koursk, dont l'armée ukrainienne occupe plusieurs centaines de kilomètres carrés depuis août.

Ni la Russie ni la Corée du Nord n'ont confirmé la présence de ce contingent.

L'état-major des forces sud-coréennes a en outre observé des préparatifs qui lui font penser que la Corée du Nord s'apprête à dépêcher de nouvelles unités en Russie, en renfort ou pour relever celles qui se battent déjà, en plus de drones.

Un traité historique de défense mutuelle entre Pyongyang et Moscou, signé en juin, est entré en vigueur il y a peu. Il prévoit "une aide militaire immédiate" en cas d'agression armée par un pays tiers.

"L'implication des Nord-Coréens dans les combats n'a pas eu d'impact significatif", a toutefois dit mardi à l'AFP Iévguen Iérine, le porte-parole du renseignement militaire ukrainien (GUR).

Selon lui, les troupes nord-coréennes n'ont pas l'expérience de la guerre moderne, notamment face aux drones devenus omniprésents sur le champ de bataille, et emploient "des tactiques plus primitives, issues de la Deuxième Guerre mondiale ou de l'après-Deuxième Guerre mondiale".

Sur le front diplomatique, la Slovaquie a confirmé vendredi être d'accord pour accueillir des discussions de paix sur l'Ukraine, le président russe Vladimir Poutine ayant auparavant jugé "acceptable" qu'elle devienne une "plateforme" de dialogue. "Si quelqu'un veut organiser des pourparlers de paix en Slovaquie, nous serons prêts et nous montrerons accueillants", a déclaré le Premier ministre Robert Fico.

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