Didier Défago : "La grande incertitude, c'est la clientèle internationale"
À près d'un mois du lancement de la saison hivernale, les Remontées Mécaniques du Valais doivent compter avec un gros point d'interrogation : la venue ou non de la clientèle internationale.

La météo fraîche de ces jours nous le rappelle : l'hiver s'installe gentiment. Ce sera bientôt l'occasion pour les adeptes de glisse de dévaler les plus de 2'000 km de pistes que compte le Valais. Cette saison s'annonce particulière pour les stations, qui peaufinent actuellement leurs concepts de protection sanitaire. Et plus particulièrement dans les lieux clos, comme les restaurants. Sur les installations, selon les mesures en vigueur actuellement, le masque sera obligatoire dans les téléphériques et les télécabines, mais pas sur les télésièges et autres assiettes.
Viendront, viendront pas ?
A un mois du lancement de la saison, un grand point d'interrogation préoccupe les exploitants. "Que va-t-il se passer au niveau de la clientèle internationale ?", s'interroge Didier Défago, président des Remontées Mécaniques du Valais. "Asiatiques, Américains, Européens: difficile de dire quels clients pourront venir chez nous", poursuit l'ancien champion olympique. Selon le Morginois, le salut pourrait venir, comme ce fut le cas cet été, de la clientèle helvétique. "Les Suisses ont besoin d'air, et si les voyages continuent à rester compliqués, le phénomène pourrait se produire".
Situations différentes
Les remontées mécaniques valaisannes pourraient-elles s'en tirer uniquement grâce à la clientèle suisse ? "Ca dépend des stations", répond Didier Défago."Certaines ont une part de touristes étrangers plus grande que d'autres, c'est là que l'on verra les grosse différences". Et le Chablaisien d'espérer que la clientèle européenne puisse "au moins traverser les frontières sans devoir respecter une quarantaine".
