Helvétismes: une exposition sur la langue suisse au Château d'Aigle
On utilise un foehn pour se sécher les cheveux, on fait schmolitz lorsqu’on décide de se tutoyer, et on mange des knöpflis en avalant un schlouc d’Oeil-de-Perdrix. La nouvelle exposition temporaire du Château d'Aigle explore les helvétismes...

Les helvétismes font tellement partie de notre culture linguistique qu’au quotidien, nous en utilisons sans forcément nous en rendre compte.
En Romandie, on utilise un foehn pour se sécher les cheveux, on fait schmolitz lorsqu’on décide de se tutoyer, et on mange des knöpflis en avalant un schlouc d’Oeil-de-Perdrix. Outre-Sarine, on va chez le coiffeur, on mange des zucchetti et on note ses rendez-vous dans son agenda. Dans la partie italophone du pays, on mange des birchermüesli, on boit des panachés, et on dort dans un schlafsack.
Nombre d’entre eux sont nés de l’influence des autres langues nationales, mais ils se forment également à l’intérieur de chaque système linguistique ou dérivent des dialectes.
Une exposition sur la langue suisse
Trilingue, l’exposition veut mettre en lumière la richesse linguistique suisse et souhaite promouvoir la compréhension entre les communautés germanophones, francophone et italophone du pays. Elle présente notamment un concours par lequel les visiteurs pourront élire leurs helvétismes préférés, un jeu, ainsi que des vidéos de spoken-word. Pour l’occasion, Phanee de Pool (*1989), francophone, Patti Basler (*1976), germanophone, et Flavio Sala (*1974), italophone, ont imaginé des performances sur ce thème.
Du côté du Palais fédéral également, les helvétismes sont fréquemment utilisés, comme le montre un montage d’extraits vidéos issus des débats parlementaires, où l’on parle d’initiatives populaires, de référendums et de contre-projets.
À découvrir jusqu’au 3 octobre 2021, au Château d’Aigle et son Musée de la vigne, du vin, de l’étiquette, en collaboration avec la Commune d’Aigle. L’exposition s’adresse à tous les publics.
