Violences gynécologiques : une élue demande des statistiques pour le Valais

Violence gynécologique pendant l’accouchement: une élue demande des statistiques pour le Valais. ©Keystone-ATS
Santé
Diana-Alice Ramsauer
Journaliste RP

Violence gynécologique pendant l’accouchement: une élue demande des statistiques pour le Valais. Elle milite pour une meilleure communication des actes médicaux avant et pendant une intervention.

Un quart des femmes subissent des violences gynécologiques pendant leur accouchement. C’est le résultat d’une étude de la Haute école spécialisée à Berne et repris par la députée Paola Riva Gapany dans une interpellation déposée au Grand Conseil. La socialiste souhaite savoir quelle est la situation en Valais. Plusieurs points sont à éclaircir selon elle: quelles sont les mesures de prévention, quelle est la formation des différents professionnels. Elle demande également des chiffres en matière d’épisiotomie – un acte chirurgical consistant à ouvrir le périnée au moment de l’accouchement.

Les chiffres manquent

«Apparemment, il n’existe que des estimations, regrette la Saviésanne. Selon le nombre de bébés accouchés par forceps ou lorsqu’il y une dystocie des épaules (NDLR: urgence obstétricale liée à une difficulté d’extraction fœtale après la sortie de la tête), les spécialistes peuvent dire qu’il y a entre 4 et 5 % des accouchements qui nécessitent une épisiotomie.»

Paola Riva Gapany voudrait également promouvoir l’information avant l’accouchement ainsi que la formation et les méthodes de communication des professionnels en cas d’intervention d’urgence. Pour elle, les parents doivent pouvoir être au courant de manière précise des décisions prises par le corps médical, que ce soit en amont, mais aussi au moment même où le bébé arrive. Selon elle, les accouchements traumatiques sont souvent dus à un manque d’information.

Des Vaudois en avance sur la question

En Valais, la prévention face aux violences gynécologiques ne fait pas l’objet d’un plan d’action claire, selon Paola Riva Gapany, contrairement à d’autres régions qui ont largement empoigné le problème. «Les moyens et les réalités sont différents dans chaque canton. Mais sur Vaud, avec le CHUV, les autorités ont vraiment mis l’accent sur cette problématique, l’accompagnement et la prévention en amont.»

L’interpellation sera traitée au Grand Conseil le 10 mars prochain. Dépendant des réponses fournies par le Conseil d’Etat du vote du Parlement, l’élue pourrait demander d’aller plus loin et exiger un rapport détaillé sur la question.

dar
Les articles les plus lus