Valais : indignation après l'apparition d'autocollants identitaires

Autocollant incriminé à Torgon ©DR
Extrême
Thomas Schurch
Journaliste RP

En Valais, des autocollants aperçus sur la voie publique créent l'émoi. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui dénoncent des affiches jugées extrémistes. Contactée, la présidente de Vionnaz se dit "choquée et atterrée".

"1 pays, 4 langues nationales, la tienne est de trop !" ou encore "Ma Suisse, je l'aime. Pas besoin d'y ramener ta culture de barbare !" Depuis quelques jours, des autocollants "identitaires" fleurissent en Valais. Dans la région du Chablais, mais également dans le district de Sierre, selon nos informations. L'un d'entre eux a notamment été affiché sur le panneau de la station de ski Torgon, sur la commune de Vionnaz. "Je n'avais pas connaissance de la présence de ces autocollants, vous me l'apprenez", déclare Valérie Bressoud Guérin, présidente de Vionnaz, jointe par Rhône FM ce vendredi matin.

"Je suis choquée de voir ces messages de haine" Valérie Bressoud Guérin, président de Vionnaz

"Je suis choquée de voir apparaître ce type d’autocollants sur des panneaux officiels, d’autant plus avec un tel message de haine". Valérie Bressoud Guérin se dit "atterrée de voir ça dans notre pays et sur notre commune".

A Vionnaz, aucun problème avec l'intégration

Valérie Bressoud Guérin poursuit : "Ce message haineux est à l'opposé de nos valeurs. Sincèrement je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse avoir cette attitude-là. A Vionnaz, nous n'avons aucun problème avec une quelconque communauté étrangère, avec les nouveaux arrivants. Nous avons une intégration qui se passe très bien". La présidente de Vionnaz qui conclut : "Evidemment, nous allons tout mettre en œuvre pour vérifier que ces autocollants disparaissent au plus vite". Ci-dessous, découvrez l'interview de Valérie Bressoud Guérin.

"Je suis choquée et atterrée"

Contactée, la Police cantonale confirme être au courant de cette affaire. "Les investigations sont en cours afin d'identifier les auteurs", déclare le porte-parole Stève Léger qui conclut par un laconique "Nous n'en dirons pas davantage". La police rappelle au passage que si l'on veut fournir un renseignement aux autorités, cela doit se faire par téléphone ou en se rendant dans un poste de police, et non pas via les réseaux sociaux.

TS