Une Haut-Valaisanne va se pencher sur les origines du coronavirus

Kathrin Summermatter dirige actuellement le centre de biosécurité à l'Institut des maladies infectieuses de l'Université de Berne. ©Keystone-ATS
Covid-19

Spécialiste de la biosécurité, Kathrin Summermatter a été désignée par l'OMS pour faire partie d'un nouveau groupe consultatif sur les origines des pathogènes.

La Haut-Valaisanne  fait partie des 26 personnes désignées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour devenir membres du nouveau groupe consultatif sur les origines des pathogènes (SAGO). Si elle est validée, elle va devoir aider l'institution à avancer sur la recherche concernant la pandémie.

Kathrin Summermatter dirige actuellement le centre de biosécurité à l'Institut des maladies infectieuses de l'Université de Berne. Elle a par le passé évalué pour l'OMS la sécurité de certains laboratoires chinois, américains et russes pour la recherche sur certains virus. Dans les médias, elle a estimé à plusieurs reprises "très improbable" le scénario d'une fuite du coronavirus depuis un laboratoire chinois.

Des conclusions auxquelles était arrivée la mission conjointe d'experts internationaux et chinois qui s'étaient rendus il y a quelques mois à Wuhan, d'où la pandémie a été identifiée. Cependant, certains gouvernements, dont les Etats-Unis, ont relayé leurs doutes et l'OMS a précisé que tous les scénarios étaient encore sur la table.

Malgré les appels à Pékin à partager toutes ses données, la Chine dénonce elle une politisation de la crise et estime que de nouvelles investigations devraient porter sur d'autres pays, comme les Etats-Unis. Face à ces tensions, l'OMS avait décidé il y a plusieurs mois de lancer un nouveau groupe consultatif plus permanent. Le SAGO devra notamment conseiller l'OMS pour établir un cadre mondial pour des études sur les origines du coronavirus. Il recommandera quelles missions doivent être menées dans certains pays.

FP/ATS
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