Une fromagerie flambant neuve pour booster la production de la Fromathèque

La fromagerie de Martigny en pleine construction ©Bertrand Gabioud
Terroir
Estelle Daven
Journaliste RP

La Fromathèque veut doubler, voire tripler sa capacité de production. Une fromagerie de 1'600 mètres carré est en construction dans la zone industrielle de Martigny. 120 à 130 tonnes de fromages au lait de vache, de chèvre et de brebis y seront produites chaque année.

Une fromagerie de 1'600 mètres carré est en construction à Martigny. Situé dans la zone industrielle, le bâtiment permettra de délocaliser la production et l’affinage des créations de la Fromathèque de Martigny-Croix. Ces nouveaux locaux pourront accueillir, à terme, deux à trois fois plus de lait qu'actuellement, pour une production de 120 à 130 tonnes de fromage par année. L’investissement se monte à 8 millions de francs, dont 2,7 millions d’aides étatiques. La mise en service de l'installation est prévue pour le début 2022. Elle rimera avec le lancement sur le marché d’un nouveau Raclette du Valais AOP avec l’appellation MARTIGNY BIO.

L’accent sur le brebis et le chèvre

Les deux fondateurs de la Fromathèque Bertrand Gabioud et Yann Sutterlin ont également à cœur de développer la production de fromage de chèvre et de brebis. "Ce marché à un potentiel énorme. À la Fromathèque, on doit refuser de livrer du fromage de brebis 4 à 5 mois durant l’année. On a donc déjà des possibilités de développement sur la région, mais j’ai aussi eu des contacts sur l’Allemagne où il y a des possibilités d’export complètement folles. Mais là-bas, on ne discute malheureusement pas en-dessous de 100 tonnes", rigole Yann Sutterlin.
L’entrepreneur encourage d’ailleurs tous les agriculteurs qui souhaiteraient se lancer dans l’élevage de chèvre ou de brebis à le contacter : "Nous leur permettons de se concentrer sur leur travail d’agriculteur, de produire du lait et de nous le vendre. Nous nous occupons ensuite de valoriser le produit jusqu’au consommateur".

"Pour faire un bon produit, on doit être dans une bonne dynamique, donc on doit bien payer nos partenaires"Yann Sutterlin, co-fondateur de la Fromathèque

En matière de rétribution des éleveurs, la philosophie de la fromagerie sera la même que celle de la Fromathèque : "Pour faire un bon produit, on doit être dans une bonne dynamique, donc on doit bien payer nos partenaires. D’autant plus que nous exigeons une production de lait bio", explique Yann Sutterlin. Le litre de lait de vache sera ainsi payé 1 franc, celui de chèvre 1 francs 80, et enfin les éleveurs de brebis recevront 3 francs par litre de lait.

Agrandissement du lieu de vente et d’accueil de Martigny-Croix

La délocalisation des activités de fabrication et d’affinage permettra de libérer de la place à la Fromathèque. Un projet avec un espace de vente plus généreux et une zone de restauration permanente est en cours d’étude. L’inauguration est prévue en automne 2022.

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