Un tandem mobile soins/social 24h sur 24. Le principe du SAMU social, projet-pilote du gouvernement

Parfois, l'envoi d'une ambulance est disproportionné par rapport à la situation de l'appelant ©ocvs-rfm
Santé-Social
Christian Hermann
Rédacteur en chef adjoint

C'est un projet-pilote envisagé pour la région Sion-Sierre en réponse aux urgences sociales : un "SAMU" mobile et capable d’intervenir 24h sur 24, notamment pour éviter l’envoi d’une ambulance sur des appels qui ne le nécessitent pas forcément. Un projet prioritaire pour le Conseil d'Etat valaisan.

Légers et mobiles, des binômes "soignant-travailleur social" pourraient éviter des mobilisations lourdes inutiles.
C’est ce que compte démontrer le "SAMU social", projet-pilote sur les urgences sociales dans la région Sion-Sierre. L'idée figure dans les priorités du gouvernement présentées la semaine dernière pour cette législature.
Il part d’une réalité : trop souvent, certains appels au 144 mobilisent des moyens bien trop lourds par rapport au besoin réel de l’appelant. Chute à domicile, crise existentielle, dépendance, souci d’hébergement : les exemples sont légion et estimés à 500 par an, rien que pour le Valais central.
L’objectif est donc de privilégier ces interventions professionnelles "santé-social" pour éviter la mobilisation d’une ambulance ou un appui trop lourd par une patrouille de police.
L'idée ne tombe pas de nulle part, explique Mathias Reynard, conseiller d'Etat en charge des affaires sociales et de la santé.

Le SAMU social : un concept déjà largement évoqué, relève Mathias Reynard

Mathias Reynard compte pouvoir lancer ce projet-pilote courant 2023 en passant pour sa gestion, par la centrale du 144. Point de départ logique, relève Jean-Marc Bellagamba, directeur de l'OCVS, l'organisation cantonale valaisanne des secours

Un concept mobile, simple et efficace explique Jean-Marc Bellagamba

Ce qui est sûr, c'est que ces situations de l'entre-deux qui nécessitent une intervention sont souvent connues par les services d'aides et de soins à domicile. Au CMS de Monthey, Chantal Le Donne pratique depuis plus de 15 ans comme aide familiale puis comme assistante en soins communautaires. Elle le dit : le personnel est sous pression, la situation est souvent difficile et un tel système pourrait être une bonne opportunité, sous condition.

Complexe de gérer des urgences non planifiables, estime Chantal Le Donne

Le conseiller d’Etat Mathias Reynard espère pouvoir mettre en place ce projet pilote courant de l’an prochain sur la région Sierre-Sion

CH
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