Un succès de prestige, mais surtout un succès convaincant

Timo Meier et les autres "NHLers" ont fait la différence face au Canada ©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER
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Keystone-ATS
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La Suisse a remporté une belle victoire samedi face au Canada (6-3). Si elle bat l'Allemagne mardi, la sélection de Patrick Fischer terminera première de son groupe au championnat du monde.

Au-delà de ce succès de prestige face à la Feuille d'érable, c'est la manière dont la Suisse a mené sa rencontre qui a plu. Une pénalité de cinq minutes tuée d'entrée, puis la classe des artificiers NHL et enfin une gestion et un calme olympiens ont permis à la Suisse de venir à bout du Canada de Claude Julien.

Il n'est pas nécessaire de se caresser le ventre en s'autocongratulant plus que de raison, mais la Suisse a réalisé un match solide. Très solide. Surtout après un premier tiers bizarre que personne n'a vraiment compris.

"C'était un peu la folie, raconte Janis Moser. Ils ont à chaque fois pris l'avantage et on est à chaque fois revenu. Mais quand tu arrives à passer cinq minutes en box-play sans prendre de goal, c'est toujours un immense boost pour la confiance."

Le momentum du tiers médian

Patrick Fischer a mis en avant le momentum de son équipe lors du tiers médian. "C'est souvent notre meilleure période", a confié le Zougois. A la question de savoir ce qui avait changé après vingt premières minutes délirantes, Janis Moser avance une explication: "On a ajusté le jeu défensif et on a marqué en power-play, c'est ce qui a fait la différence."

En observant les temps de jeu, on voit aussi que le sélectionneur a donné un peu plus de glace à ses deux premières lignes. Et les joueurs vedettes ont répondu de la meilleure des manières en marquant des buts importants. Mais la gestion de la glace est pour l'heure absolument parfaite avec seulement quatre joueurs à plus de vingt minutes contre le Canada. Le fait d'avoir opté pour une formule à 7 défenseurs et 13 attaquants a bien fonctionné.

Genoni se reprend au meilleur moment

Heureusement que la Suisse a pu égaliser à trois reprises, car le jeu des gardiens fut moyen au cours de la période initiale. "Genoni en laisse passer deux, mais après il a fermé la porte. Comme d'habitude." Fermé la porte et avalé la clef, oserait-on ajouter aux mots de Patrick Fischer.

Hésitant comme lors de certains passages de la récente finale de National League, le portier zurichois a ensuite retrouvé sa vista et une mitaine sûre. "J'ai vraiment beaucoup aimé notre troisième tiers, a insisté le sélectionneur Patrick Fischer. On a fait preuve de beaucoup de calme aux meilleurs moments."

Un autre facteur à ne pas négliger, c'est l'atmosphère helvétique dans une patinoire remplie aux trois-quarts de fans suisses. "Avec ces supporters, c'était juste énorme de jouer ce match, a relevé Janis Moser. Quand tu sors et que tu vois tous ces maillots rouges, c'est juste incroyable."

ATS
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