«Tout dépend de nous. L’équipe est prête pour ce qui arrive.» : Paolo Tramezzani

Paolo Tramezzani ©Keystone-ATS
FC Sion
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

Barrage ? Maintien direct en Super League ? Le FC Sion saura d’ici dimanche à quoi ressemblera la fin de sa saison. Le club valaisan dispose de deux matches et donc de deux opportunités pour échapper au FC Lucerne et dans une moindre mesure à GC. Il s’agira d’abord de ne pas trembler à Lausanne.

Quoi qu’il se passe ce jeudi à la Tuilière, le FC Sion ne sera jamais définitivement barragiste. Dans le meilleur des cas, il assure son maintien. Dans le pire, il renvoie la décision à dimanche. Ce qui peut grandement varier dans ce deuxième scénario, c’est la position – plus ou moins confortable – dans laquelle les Valaisans aborderont l’ultime journée de Super League. Autre certitude, pour s’en sortir directement avant le week-end, les Sédunois devront non seulement battre Lausanne mais également miser sur une défaite de Lucerne contre YB. La maîtrise est loin d’être totale.

Plus forts dans la difficulté, vraiment ?

Le refrain entonné par Anto Grgic après le succès du 8 mai (nldr : 1-0 sur la pelouse de GC) interpelle. Le milieu de terrain, plutôt habitué à cette lutte contre la relégation avec le FC Sion au cours des 4 dernières saisons, affirmait que « dans les moments décisifs, l’équipe était là ». Une forme de décrire, à sa manière, que la formation valaisanne savait réagir positivement aux périodes les plus délicates. À se demander si ces difficultés n’étaient pas nécessaires, voire inconsciemment provoquées, dans un effectif à priori incapable de s’épanouir dans la normalité.

« C’est un cheminement différent de mon passage en 2020. On travaille depuis sept mois et on est encore devant. Tout dépend de nous. » Paolo Tramezzani

Car oui, l’exercice 2021/2022 aurait pu avoir une tonalité bien différente. « C’est une saison indescriptible », relate sobrement Paolo Tramezzani. Pensif, l’entraîneur avoue qu’il a déjà vécu des situations compliquées dans sa carrière, tant comme joueur, tant comme coach. En 2020, déjà à Sion, le Transalpin avait mené à bien une mission sauvetage. « C’est très différent. Lors de mon deuxième passage, j’étais resté deux mois. Là on travaille depuis sept mois. C’est un cheminent différent. On était derrière. Là on est encore devant et on a tout pour se sauver lors des deux derniers matches. Tout dépend de nous. »

Une semaine normale

L’urgence de la situation n’est pas à démontrer. Si à deux journées de la fin du championnat, le FC Sion n’est pas sauvé, les responsabilités reposent sur les joueurs et sur l’entraîneur. Un entraîneur qui ne les fuit pas d’ailleurs. En ce qui concerne les éventuels ressorts utilisés pour changer la donne, rien de spécial ne transparaît. « Sincèrement, je ne sais pas s’il y a une méthode qui convient à chaque joueur, explique Paolo Tramezzani. Si j’étais certain de gagner tous les matches, on ferait une retraite de 10 mois. Personnellement je n’ai pas senti le besoin de faire quelque chose de spécial ou de différent. Je laisse les joueurs tranquilles mais avec l’envie de les responsabiliser. »

« Concernant le moral, il n’y a rien à redire. Après une défaite, les joueurs ont tout de suite envie d’y retourner. » Paolo Tramezzani

Un déclencheur externe pour relancer la machine après le revers 3-1 contre Lucerne ? À priori non. Le travail hebdomadaire s’est déroulé, à en croire le technicien, de la manière la plus sereine possible. Avec néanmoins, un point primordial dans cette phase cruciale de la saison. « Nous avons deux parties à disputer dans un laps de temps très rapproché. L’aspect physique est important. Concernant le moral, il n’y a rien à redire. Après une défaite, les joueurs ont tout de suite envie d’y retourner. »

Des éléments à retenir

S’il est incapable d’expliquer autant d’inconstance, Paolo Tramezzani sait qu’il y a beaucoup à retirer de son expérience actuelle. « Oui, ces moments difficiles sont aussi importants dans une carrière. J’essaie de comprendre le fonctionnement de l’équipe. Pas seulement sur les aspects tactiques mais aussi sur le comportement des joueurs. J’ai déjà vécu ce genre de situations dans mes précédentes expériences, à Sion ou ailleurs. Je sais comment les vivre et comment les affronter, donc oui, cela permet d’apprendre. »

« On se complique la vie tous seuls et on doit essayer de ne pas reproduire ce schéma. » Paolo Tramezzani

Pour l’entraîneur de 51 ans, le vécu a de l’importance. Le sien et celui de ses joueurs. Voilà sans doute pourquoi la sérénité est toujours de mise. « J’ai vu une belle réaction de l’équipe cette semaine. Les gars sont prêts pour ce qui arrive. » Comment s’en sortir ? La réponse est floue. « Il y beaucoup de choses à améliorer. On se complique la vie tous seuls et on doit essayer de ne pas reproduire ce schéma. »

Améliorer tout ce qui peut l’être en espérant que cela suffise, voilà le credo de Paolo Tramezzani pour les deux matches qui restent. Ce jeudi à la Tuilière contre le Lausanne-Sport et dimanche à Tourbillon contre Servette.

HDC
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