SpArk, pôle de développement des technologies et des sciences, porté sur les fonts baptismaux à Sion

SpArk veut regrouper les compétences de la médecine, du sport, de l'innovation et du mouvement ©SpArk
Innovation
Christian Hermann
Rédacteur en chef adjoint

Un pôle dédié au développement des sciences et des technologies du mouvement a été lancé officiellement ce jeudi à Sion. Il est né d'une collaboration entre le chef-lieu valaisan et la fondation The Ark.

L'innovation technologique, les aspects scientifiques liés au mouvement, l'industrialisation et les start-up, la médecine et le sport : ce sont les quatre piliers de "SpArk", le nouveau pôle de compétences présenté, ce jeudi, à Sion.
Ce pôle s'appuiera sur un groupe d'experts en physiologie, biomécanique, neurosciences ou encore en orthopédie, physiothérapie ou performance. Un réseau qui va encore s'étoffer, précise Patrick Flaction, chef du projet.

SpArk se veut aussi une plate-forme de collaboration avec "les différents acteurs de la santé, du sport et de la performance". En Valais il s'agira par exemple de la clinique romande de réadaptation ou de l'Hôpital du valais.

SpArk compte actuellement une quinzaine de collaborateurs et dispose, pour cette période transitoire, d'un budget d'environ 200'000 francs, a précisé Philippe Varone, président de Sion et de SpArk Sport&Performance SA.

Pour l'heure, SpArk est un "petit incubateur" qui occupe des locaux provisoires non loin de la gare de Sion. Mais dans trois ou quatre ans, il se déploiera au coeur du Campus Pôle Santé de la ville, aux côtés notamment de l'EPFL, de la Haute école de santé et de la fondation The Ark.

Le pôle a été lancé ce jeudi mais des projets bouillissent dans la marmite "depuis quelques mois déjà". Ainsi le projet Commotions, dont le but est d'établir des mesures quantitatives et des diagnostics automatisé suite à une commotion, ou encore O2Score, qui étudie la prévention des accidents liés à la fatigue dans les métiers manuels et les sports à risques.
Et puis il y a Loxy, un projet qui cherche à rendre accessible à tous l'hypoxie (baisse de l'oxygène dans l'air ambiant et dans le sang) dans la santé et le sport. Les participants à la conférence de presse, réunis dans une salle ou l'altitude et la quantité d'oxygène avaient été modifiées artificiellement, ont eu un avant-goût de ce qu'est l'hypoxie. Grégoire Millet, expert scientifique de SpArk et professeur à l'université de Lausanne, a énuméré quelques exemples d'affections dans lesquelles l'hypoxie, finement réglée et adaptée au patient, peut apporter une plus-value thérapeutique. Elle peut ainsi contribuer à diminuer la pression artérielle, réguler l'insuline ou encore à lutter contre la fonte musculaire induite par le vieillissement.
ATS/CH
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