A Sion, les citoyens pourront choisir dans quoi investir une partie du budget de leur ville

Un budget participatif pourrait par exemple financer un jardin communautaire (ici le jardin partagé des Creusets à Sion) ©etiks
Démocratie
Christian Hermann
Rédacteur en chef adjoint

Sion dispose d’un an pour mettre à disposition une enveloppe pour des projets citoyens. Par 39 "oui" contre 9 "non" et 5 abstentions, le Conseil général de la ville a en effet soutenu, hier soir, le postulat de la socialiste Johanne Guex réclamant un budget participatif.

Le texte traité lundi, en plénum, par le législatif sédunois, était présenté comme un outil de renforcement de la démocratie directe.
Manifestement, à plus de quatre contre un, il a séduit une large majorité des élus de la quasi-totalité des partis, à l’exception des PLR.
Le concept repose sur un dispositif financier (une enveloppe budgétaire) qui doit permettre de concrétiser des projets, proposés, pensés et votés par les habitants.
Le postulat proposait une enveloppe initiale d’un pourcent des investissement prévus au budget, soit 250 mille francs. Mais compte tenu du montant, cette exigence a été gommée par Johanne Guex elle-même (interview ci-dessous), laissant au Conseil Municipal, le soin d’en fixer les conditions.
L’introduction d’un tel budget participatif reposerait sur quatre étapes selon Johanne Guex : l’appel à projets sur les premiers mois de l’année, l’analyse de leur faisabilité dans les deux mois suivant la date limite du dépôt, la votation sur le ou les projets lauréats pour aboutir ensuite à leur concrétisation.
Interpelé via un postulat, le Conseil municipal dispose formellement d’un an pour étudier le dossier et déposer un rapport avec des conclusions.
Si l’agenda politique le permet, Johanne Guex espère voir démarrer concrètement ce type de procédure, début 2024.

De quoi parlons-nous avec le principe d'un budget participatif? Johanne Guex y répond
CH