Rouvinez pas favorable à la diminution des surfaces viticoles en Valais

Rouvinez n'est pas favorable à une diminution des surfaces viticoles ©Keystone-ATS
Viticulture
Sandrine Rovere
Rédactrice en cheffe adjointe

Usage des pesticides, alternance de petites et de grandes récoltes, baisse de la consommation... les préoccupations sont nombreuses pour la viticulture valaisanne. Rencontre avec un des acteurs principaux de la branche, la famille Rouvinez.

350 vignerons valaisans réunis cette semaine à Martigny autour de la famille Rouvinez. Celle-ci a invité mercredi ses fournisseurs de vendange à une soirée d’information et de réflexion.

Une rencontre bienvenue après une année 2021 particulièrement dure pour les professionnels. La récolte a été la plus faible enregistrée depuis le début des statistiques en 1966. En cause : le gel du printemps, puis des pluies très abondantes qui ont favorisé le développement de maladies comme le mildiou.

Et Rouvinez n’a pas été épargné. «Ca a été une année très très compliquée », confirme Philippe Rouvinez, membre de la direction de l’entreprise familiale. C’est lui qui a fait un point sur l’état du marché lors de cette soirée.

De moins en moins de vin consommé

Et il l’a rappelé : le marché ne va pas très bien. La tendance est clairement à une baisse de la consommation du vin. En 1990, la moyenne était encore à 50 litres de vin par habitant tous les ans. On en est à 33 litres aujourd’hui.

Il y a des solutions à trouver au niveau de la branche, à travers les associations interprofessionnelles. Et puis chaque entreprise doit prendre des mesures au niveau marketing, afin d’augmenter la désirabilité des produits pour le consommateur.

Philippe Rouvinez

Comment assurer la pérennité de la branche

Des années qui se suivent mais ne se ressemblent pas

Parmi les autres défis des années à venir pour la branche, il y a aussi l’alternance de grandes et de petites récoltes. « Pour la mise en marché des produits, c’est très compliqué », reconnait Philippe Rouvinez. Il préconise donc la mise en place d’un mécanisme de « réserve climatique » qui pourrait permettre de lisser la mise sur le marché des produits sur plusieurs exercices. Philippe Rouvinez :

Il faut un mécanisme de "réserve climatique"

Non à l'arrachage

Pour Philippe Rouvinez, la disparition de surfaces dédiées à la viticulture n’est pas une solution. Il n’est donc pas favorable à l’arrachage de parcelles, comme cela est évoqué par certains acteurs. Il en va, selon lui, de la position du Valais comme leader suisse de la viticulture.

Philippe Rouvinez :

L'arrachage des vignes n'est pas la bonne solution

SR
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