Rencontre avec Beat Eggel, le nouveau patron des hôteliers valaisans

Didier Morard
Journaliste

Beat Eggel a pris ses nouvelles fonctions à la tête de l’Association hôtelière du Valais. Si le Nendard n’a jamais travaillé dans la branche, il peut faire valoir une solide expérience dans le tourisme et la politique.

Les hôteliers valaisans ont un nouveau patron depuis le 1er août. Après 18 années sous la houlette de Patrick Bérod, l’Association hôtelière du Valais est désormais dirigée par Beat Eggel. Le Nendard de 45 ans revient ainsi à ses premiers amours, le tourisme, après un crochet par le secteur de la santé à la Clinique romande de réadaptation à Sion. «Même si je ne suis pas un spécialiste de l’hôtellerie, j’ai une vision des enjeux touristiques et économiques de notre canton de bon niveau», se défend Beat Eggel. Comme il n’a jamais travaillé dans un hôtel, le nouveau patron des hôteliers valaisans s’est fixé comme priorité de rencontrer les quelque 450 membres de l’association. «Dans les premiers temps, je vais me familiariser avec son rôle [ndlr : l’association], son fonctionnement et aller à la rencontre des membres afin de répondre à leurs besoins. On a un rôle de plaque tournante entre les membres, l’association nationale et les partenaires de la faîtière.»

Des défis à relever

Si Beat Eggel est néophyte dans le domaine de l’hôtellerie, il devra tout de même prendre à bras le corps les défis de la branche. Le manque de personnel, comme dans de nombreux secteurs, met à mal la bonne marche des hôtels valaisans. Le Nendard en fait même son cheval de bataille. «J’aimerais donner envie aux jeunes Valaisans d’embrasser une carrière dans le domaine de l’hôtellerie et du tourisme. C’est un domaine avec un haut taux de satisfaction quand on voit le retour des clients, leur plaisir.»

«Dans certaines régions, les hôtels sont très ancrés dans les familles.»

Beat Eggel, directeur de l’Association hôtelière du Valais

Parmi les autres défis de la branche : la relève. La succession des hôtels familiaux – nombreux en Valais – est souvent un casse-tête pour les propriétaires d’établissement. «Dans certaines régions, les hôtels sont très ancrés dans les familles. C’est parfois difficile à trouver dans la famille des gens intéressés à reprendre l’exploitation», regrette Beat Eggel, conscient que l’association-faîtière n’a quasiment aucune marge de manœuvre en la matière.

Un politicien en chasse un autre

Beat Eggel, comme son prédécesseur, a aussi connu une carrière politique. Il a siégé au Grand Conseil valaisan pendant seize ans, où il a notamment été chef de groupe du PDC du Valais central. «La défense des intérêts des hôteliers au niveau politique est un des rôles importants de l’association-faîtière. Cette expérience que j’ai pu avoir au Grand Conseil valaisan m’aide à frapper aux bonnes portes, à avoir de bonnes connaissances du fonctionnement de l’Etat et de bons relais au niveau politique. Je me réjouis de pouvoir utiliser à bon escient ce réseau que j’ai pu construire durant cette période politique.»

DM
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