Référendum lancé contre la hausse des allocations familiales décidée par le Grand Conseil

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Social
Sandrine Rovere
Rédactrice en cheffe adjointe

Le référendum est lancé contre la révision de la loi sur les allocations familiales. Le PLR, l'UDC du Haut, l'UDI et l'association hôtelière du Valais ne veulent pas de la hausse décidée par le Grand Conseil en décembre.

Il y aura bien un référendum contre l’augmentation des allocations familiales décidée en décembre par le Grand Conseil. Si l’économie a renoncé, le PLR, l’UDC du Haut-Valais, l’Union des indépendant et l’Association hôtelière du Valais ont décidé de se mobiliser contre cette décision. Ils ont jusqu’au 21 avril prochain pour récolter 3000 signatures.

Pour le comité référendaire, il s’agit d’une « politique d’arrosoir inefficace et antisociale ». « Une famille qui dispose d’un revenu annuel de plusieurs centaines de milliers de francs touchera le même montant que la famille monoparentale qui peine à joindre les deux bouts à la fin du mois », dénonce la cheffe du groupe PLR au Grand Conseil Sonia Tauss-Cornut dans un communiqué.

Trente francs de plus par mois

Cette hausse va aussi peser sur la compétitivité de l’économie, déplorent les référendaires qui regrettent par ailleurs une « baisse du pouvoir d’achat des salariés ».

La révision adoptée par le Grand Conseil prévoit vingt francs de plus par mois pour les allocations de formation et trente francs de plus pour les allocations par enfant. C’est dix francs de moins que ce que demandaient les Syndicats chrétiens du Valais et Syna Oberwallis via une initiative. Employés et employeurs, à travers les cotisations, se partageront la facture estimée à 22 millions de francs.

SR/C