Rallye du Valais: Nax, la spéciale la plus longue

Rallye international du Valais à Nax ©Keystone-ATS
Rallye
Justin Grept
Responsable des sports

La 61e édition du Rallye international du Valais bat son plein depuis jeudi dernier. Les pilotes enchainent les spéciales à un rythme effréné. Ce samedi, ils parcourent à deux reprises celle de Nax, la plus longue de ce rallye.

Pour être pilote de rallye, il faut savoir gérer ses nerfs, faire preuve de dextérité. Il faut également une concentration maximale. Enfin, il faut être endurant. Très endurant. Sur ce 61e Rallye international du Valais, les 16 spéciales représentent 190 km au total. Dont la plus longue, celle de Nax, s’étant sur 20, 450 km. Ce samedi, les pilotes la parcourent à deux reprises (11h et 16h45).

Un risque de perdre du temps…

Pour Jonathan Michellod, champion suisse juniors en 2019, la longueur du tracé peut avoir son importance. «Personnellement, ça ne me dérange pas de faire de longues spéciales. Après, c’est vrai que c’est plus compliqué d’être concentré et d’avoir un rythme du début à la fin. Ça peut être pénalisant. Si on est pas dans le coup, sur une petite spéciale, on perd un petit peu de temps. Sur une grande, on en perd beaucoup plus.»

….ou une opportunité d’en gagner

Le risque de perdre du temps existe, explique le pilote de Sembrancher Jonathan Michellod. Le Vétrozain Sébastien Carron préfère raisonner à l’inverse: plus le tracé est long, plus il lui est possible de creuser l’écart. «Si on a de bonnes sensations, on peut  éventuellement réaliser quelque chose de sympa. D’une fois qu’on est au départ, que la spéciale fasse 5 ou 20 kilomètres, on est concentré la même chose, par contre, celui qui est bien dans ses baskets, il peut creuser l’écart.»

«C’est beaucoup plus fatiguant physiquement et nerveusement une spéciale comme les Casernes qu’une de 20 km comme à Nax.» Mike Coppens, pilote

Le point de vue est moins tranché chez Mike Coppens. Le pilote de Verbier avoue ne pas faire de cas du kilométrage des spéciales. «Dans la voiture, le temps passe très vite. Et si on est à notre affaire, on ne se rend pas compte si on fait 14, 16 ou 24 kilomètres. D’autant que sur celle de Nax, il y a beaucoup de portions où ça va très vite, en ligne droite. Après, c’est certain que de petites erreurs cumulées sur 20 km, ça empile plus que sur 3 km. Mais franchement, ces kilomètres supplémentaires ne vont pas changer grand-chose.»

Mais une longue spéciale est-elle plus fatiguante pour le pilote ? «Non», rétorque Mike Coppens. «Beaucoup moins que celle des Casernes, par exemple, qui est très dense et pour laquelle la tension est forte au départ, avant de se lancer sur un tracé très court. La moindre erreur se paie cash. On a pas le temps de se mettre en jambe, il faut être efficace d’entrée. Donc c’est beaucoup plus fatiguant physiquement et nerveusement une spéciale comme les Casernes qu’une de 20 km comme à Nax.»

JG
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