Présidentielle: Anne Hidalgo propose une primaire de la gauche

Keystone-ATS
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La candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo a proposé mercredi sur TF1 l'organisation d'une primaire de la gauche. Elle serait "arbitrée par nos concitoyens", face à la situation d'une "gauche fracturée" qui "désespère beaucoup" d'entre eux.

"Organisons une primaire de la gauche, que viennent participer à cette primaire les candidats qui veulent gouverner ensemble", a déclaré la maire de Paris, à la peine dans les sondages, précisant qu'elle maintiendrait sa candidature si son appel n'était pas entendu.

Les sondages ne donnent guère plus de 25% pour l'ensemble des candidats de gauche. Jean-Luc Mélenchon, de la France Insoumise est devant, autour de 10%. Suivent l'écologiste Yannick Jadot et la maire de Paris Anne Hidalgo qui, selon les sondages, est à peine au-dessus ou juste en dessous de 5%, le seuil pour que l'Etat rembourse la campagne.

"Je sais que si nous ne faisons pas ce rassemblement, il n'y aura pas de possibilité pour cette gauche de continuer à exister dans notre pays", a-t-elle poursuivi, alors qu'elle n'avait pas souhaité, tout comme Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, participer à la primaire populaire, lancée par un mouvement citoyen fort de 210'000 participants.

Proposition quasi morte-née

L'invitation de la socialiste a aussitôt été déclinée par les communistes et les Insoumis qui moquent une "proposition de la dernière chance". Chez les écologistes, on renvoyait vers une matinale jeudi du candidat Yannick Jadot pour trancher.

Au sein même du PS, certains n'y croient guère. A commencer par l'ancien président François Hollande qui a jugé sur BFMTV qu'"une candidature d'union n'a de sens que si tous les candidats partagent les mêmes propositions. Or on sait que ce n'est pas le cas".

Mais Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a salué "le choix courageux d'une femme d'Etat qui a le sens de la gravité du moment et de l'immense responsabilité de celles et ceux qui portent le projet d'une République écologique et sociale".

Arnaud Montebourg, lui aussi au plus bas dans les intentions de vote, avait fait un peu plus tôt mercredi un appel similaire à se rassembler, en "offrant" sa candidature" à "un projet commun". Dans la soirée, sur Franceinfo, il s'est "réjoui" de "l'initiative" de Mme Hidalgo, mais a appelé à se mettre d'abord d'accord sur "un programme commun", et a souligné qu'il ne ferait pas une primaire "en tête à tête", attendant que "ceux qui sont en tête" de la gauche se décident.

ATS
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