Premières Neiges (4/10): Arnaud Gasser apaisé par le manteau blanc et boosté par les courses

Arnaud Gasser ©Rhône FM
Série
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

La semaine passée, plusieurs athlètes valaisans ont déjà évoqué leur rapport à l’or blanc sur Rhône FM. On poursuit notre séquence « Premières Neiges » en compagnie du Verbiérain Arnaud Gasser.

Arnaud Gasser vit sa troisième saison dans la catégorie « élite ». Il vient de fêter un premier top 10 en sprint lors de la première étape de Coupe du monde disputée cet hiver. Pourtant, la neige n’a pas toujours été synonyme de compétition, ni de sport, pour le Valaisan de 25 ans. Ses premiers souvenirs sont plutôt liés aux joies de l’enfance. « Ici à l’école primaire, on pouvait aller jouer dehors. Et quand il y avait de la neige, on construisait des pistes de bob. »

« J’aime quand il neige beaucoup. Quand la nature reprend ses droits et quand on a l’impression que tout se bloque. » Arnaud Gasser

Ces moments de jeux prennent place dans la mémoire du Verbiérain au même titre que d’autres instants plus calmes. « J’aime quand il neige beaucoup, poursuit-il. Ce n’est pas agréable pour tout le monde mais j’aime bien quand la nature reprend ses droits et quand on a l’impression que tout se bloque. Quand tout est figé en quelques sortes. Ce sont des bons souvenirs. »

Comprendre la neige

S’il apprécie le calme d’une journée enneigée, Arnaud Gasser aime aussi quand ça bouge sur les pistes. Celui qui a fait du sprint sa discipline fétiche navigue entre les sorties plaisir et l’entraînement à haute intensité. Toujours en faisant bien attention à quel type de neige il va rencontrer lors de ses différentes activités. « En faisant des sports de neige, on pense tout de suite au danger d’avalanche. On est donc attentif aux structures de neige et aux précipitations. »

« Avant les sorties, je demande conseil à des professionnels et je fais confiance à l’application SLF White Risk. » Arnaud Gasser

Cette observation, primordiale avant chaque sortie, s’accompagne d’une prise d’informations auprès des milieux les mieux informés. « Je ne vais pas forcément sur le terrain pour étudier la neige, explique Arnaud Gasser. En revanche, je demande conseil à des professionnels et je fais confiance à l’application SLF White Risk (ndlr : le portal de prévention des avalanches). »

Entre glisse et grip

Une fois en compétition, là encore, la science de la neige s’invite dans la préparation du matériel. Car dans le ski alpinisme, le fartage des lattes et des peaux revêt toute son importance. « On fait particulièrement attention aux neiges mouillées et aux neiges froides, raconte le membre de l’équipe de Suisse. Ça peut avoir un impact sur la glisse et générer des problèmes de peaux de phoque. Cela peut nous handicaper. On doit faire les bons choix en fonction de la neige. Pour ce qui est de la descente, on préfère un joli champ de poudre. »

« Pour moi la journée idéale, c’est avec de la neige relativement fraîche et froide qui permet de faire des jolies traces. » Arnaud Gasser

Cette poudreuse, évoquée par le sportif est pourtant de moins en moins présente lors des épreuves de Coupe du monde, qui se disputent parfois aux abords des pistes, voire carrément sur les pistes. « Si possible, on préfère s’en éloigner. Je préfère des courses qui se déroulent en montagne. Pour moi la journée idéale, c’est avec de la neige relativement fraîche et froide, avec un bon rapport croche/glisse. Faire des jolies traces, c’est aussi très sympa. »

Objectif : championnats d’Europe
Arnaud Gasser est un sprinteur. C’est dans cette discipline qu’il se sent le plus à l’aise et où il obtient ses meilleurs résultats. L’athlète de Verbier apprécie aussi les courses par équipes mais c’est bien en individuel qu’il aimerait briller dans un futur proche.
« Je n’ai pas l’impression d’avoir grillé les étapes et je suis content de ma progression » Arnaud Gasser
HDC
Thèmes liés à l'article
Ski alpinismeClub Alpin SuisseVerbier
Catégories
Dossier Séries de Noël du service des sports