Premières Neiges (2/10): Luc Roduit et ses pieds gelés

Justin Grept
Responsable des sports

La neige comme obsession. Ce pourrait être le mantra de ces athlètes de sports d'hiver qui la côtoie au quotidien. Exemple avec Luc Roduit dans le deuxième épisode de notre série "Premières Neiges".

Luc Roduit a signé la semaine dernière son premier podium en course FIS. Le Bagnard de 19 ans a pris la 3e place du slalom disputé à Vaujany, en France. Une confirmation de sa bonne forme actuelle après ses deux top-10 obtenus au début du mois à Adelboden. Luc Roduit est aussi au centre de notre deuxième épisode de notre série consacrée aux premières neiges.

Fasciné par la neige dès 3 ans

Comme chaque athlète de sports d’hiver, Luc Roduit côtoie l’or blanc au quotidien. En entrainement, en course, dans son temps libre. Il avoue ne pas pouvoir s’en passer. Un rapport si fort que le slalomeur a gardé un souvenir précis de la première fois qu’il a vu tomber la neige. «C’était lorsque j’habitais encore à Verbier, dans un petit appartement avec mes parents. J’avais trois ans, et je me rappelle avoir été captivé par la neige en la regardant tomber par la fenêtre. J’étais comme apaisé en la voyant.»

«Pendant les récrés, on faisait du bob dans les talus, on construisait des murailles et on faisait des batailles de boules de neige.» Luc Roduit

Et Luc Roduit de poursuivre: «En primaire, pendant les récréations, on faisait du bob dans les talus, on construisait des murailles ou on faisait des batailles de boules de neige. Ces souvenirs restent gravé dans ma mémoire.»

La neige dure sinon rien

Au fil des années et au fil de ses bonnes performances, la neige est devenue un paramètre à gérer. En compétition, Luc Roduit adore skier sur un revêtement dit «injecté», comprenez une piste dans laquelle de l’eau a été insufflée la rendant dure comme du béton. «Les conditions de neige veulent dire beaucoup», analyse-t-il. «Certains sont meilleurs sur des neiges plus molles, d’autres sur des plus dures. Au haut niveau, on skie sur de la neige dure. Les pistes sont presque des patinoires. On ne s’en pas bien compte quand on regarde à la télé. Mais si un touriste tente de skier, il ne tient pas debout.»

Dans ces conditions, la préparation physique a un rôle très important. «Elle doit être parfaite, car le ski est beaucoup plus exigeant sur de la glace. La technique est aussi déterminante.»

«Par deux fois, je me suis gelé un pied à l’entrainement. Je ne voulais pas me plaindre du froid.» Luc Roduit

Le triple médaillé lors des Jeux olympiques de la jeunesse 2020 à Lausanne (3e du super-G et du géant et 2e du slalom) aime la neige. Il aime également le froid. Même si parfois, il en paie le prix fort. «Je me suis gelé les pieds à l’entrainement. Je ne voulais pas me plaindre à l’entraineur et ai continué malgré les douleurs. J’ai eu des cloques sous les pieds. C’était il y a deux ans et l’an dernier, un fois sur chaque pied. Depuis, ça pèle très souvent.»

«Aller voir un coach mental n’est pas un problème. C’est très bénéfique»  
A 19 ans, Luc Roduit qui vient de signer une performance de choix dans sa jeune carrière. Cela notamment grâce à l'aide d'un coach mental.
JG
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