Pétition pour accorder le droit d'asile aux déserteurs russes

La pétition est adressée au Parlement et au Conseil fédéral. ©KEYSTONE/ANTHONY ANEX
Ukraine
Keystone-ATS
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La pétition "l'asile aussi pour les déserteurs et les opposants russes à la guerre" a été déposée vendredi à la Chancellerie fédérale à Berne. Elle a recueilli plus de 6466 signatures en deux semaines.

De la même manière que la Suisse s'occupe des réfugiés en provenance d'Ukraine, la Confédération devait également accorder le droit d'asile aux objecteurs de conscience et aux personnes qui s'opposent à la guerre en Russie, estiment vendredi les pétitionnaires dans un communiqué. Le texte est adressé au Parlement et au Conseil fédéral.

Les autorités suisses doivent annoncer cette mesure publiquement et dans le monde entier. Selon les pétitionnaires, cette mesure contribuerait à réduire l'escalade guerrière en cours. La portée d'une telle annonce ferait office d'incitation à la désobéissance face à un gouvernement "inique".

Selon le texte de la pétition, "l'ordre militaire poutinien" transforme "malgré eux" des jeunes soldats en "tueurs", au service d'une "barbare guerre d'agression". Pour nombre d'entre eux, la perspective est de mourir au combat. D'autres seront condamnés par cette guerre à un avenir de "cauchemars hallucinés et de troubles psychologiques majeurs".

En Russie, des centaines de milliers d'autres jeunes risquent eux aussi d'être mobilisés et d'être envoyés au front pour y accomplir de "basses besognes". Ils n'ont pas le choix de s'y soustraire, si ce n'est celui de déserter, au risque de lourdes peines, voire de la cour martiale.

Le durcissement des peines ainsi que la répression mettent les citoyens russes dans l'impossibilité les citoyens russes d'organiser un vaste mouvement contre la guerre. Eux aussi doivent bénéficier du droit d'asile, car ces personnes sont aussi victimes de la logique "dictatoriale et impériale de Vladimir Poutine".

Parmi les premiers signataires de la pétition, figurent notamment le président des Verts Balthasar Glättli, les deux coprésidents du PS Mattea Meyer et Cédric Wermuth, l'homme politique et sociologue Jean Ziegler, ainsi que Vania Alleva, présidente du syndicat Unia.

ATS
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