Patrick Fischer a aimé ce qu'il a vu

La Suisse a livré un bon match contre la Slovaquie à Viège ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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Keystone-ATS
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C'est un Patrick Fischer heureux et optimiste qui a fait un petit bilan de ces deux matches à Viège. Au-delà des deux succès, le sélectionneur a apprécié l'engagement de ses joueurs.

"Je suis très heureux de la façon dont nous avons joué le tiers médian, a résumé le coach. On a mis de l'intensité et on a fait de très bonnes mises en échec. On a également bien travaillé dans le slot et on a été récompensé. Non vraiment j'ai reconnu mon équipe et je crois que c'était le meilleur match de cette saison."

Le Zougois n'a pas voulu dénigrer la performance des siens la veille contre la Lettonie dans un match beaucoup plus fermé et face à une équipe très défensive. "Fischi" a tout de même mis en avant qu'il a fallu quatre tiers avant de voir sa véritable équipe, mais que c'était normal d'avoir un peu de retard à l'allumage dans un tournoi comme celui-ci.

Deux équipes et pas 100

Bien entendu, la question de la présence de la NHL s'est posée. Comme tout le monde, Patrick Fischer suit avec attention ce qui se passe outre-Atlantique sans avoir la moindre emprise sur ce qui va se passer. Mais avec un contingent de 50 joueurs retenus à la base, le Zougois a de quoi mettre sur pied une équipe compétitive.

"Si l'on doit passer au plan B et donc renoncer aux joueurs de NHL, j'ai trouvé que l'on s'est vraiment bien battu contre la Slovaquie. Est-ce que cela m'ennuie d'avoir deux plans? Disons que c'est plus simple que d'en avoir 100. On sait qu'une équipe se déplacera à Pékin et que l'autre n'existera que sur le papier. Je me réjouis des deux formations et je crois que les deux variantes sont des super équipes. Mais il est clair que mon coeur de hockeyeur espère voir la NHL en Chine parce que la qualité sera incroyable. Mais on doit être flexible."

Sans donner de nom, le sélectionneur a naturellement les contours de son équipe dans sa tête. Et même s'il avait annoncé ne pas regarder les buteurs ou les pointeurs, on peut tout de même dire que Killian Mottet n'a pas fait baisser sa cote en ayant marqué le premier but contre les Lettons et en ayant donné la victoire aux siens contre la Slovaquie. Surtout que le Fribourgeois est venu en renfort après les défections de Fabrice Herzog et Mauro Jörg.

Mottet marque des buts...et des points

"Je ne me suis mis aucune pression supplémentaire, précise l'ailier de Gottéron. Comme d'habitude quand je monte sur la glace, j'essaie de donner le 100%. Ca a marché et c'est tant mieux. C'est tellement difficile de savoir si j'ai marqué des points. Je pense que oui, mais on est beaucoup de joueurs à avoir cette envie d'aller jouer là-bas. J'essaie aussi de prendre le plus d'expérience possible. Si je vais aux Jeux ce sera fantastique, si je n'y vais pas je vais continuer à bosser. Pareil pour le Championnat du monde."

Joueur établi depuis 2019 et après deux bons Mondiaux à Bratislava et Riga, Christoph Bertschy fait lui partie des joueurs polyvalents qu'apprécie Patrick Fischer. Est-ce à dire que l'attaquant du LHC se voit déjà à Pékin? "Absolument pas! La concurrence est vraiment très forte dans cette sélection. Ce que tu as fait avant n'a pas franchement d'importance, il faut être bon maintenant. Pour moi ce tournoi de Viège était quand même important. J'ai essayé de me montrer et de mettre de l'énergie comme d'habitude."

Quand on lui demande s'il pense que Patrick Fischer va baser sa sélection sur les matches de Krefeld et de Viège plutôt que sur les performances en club et lors des derniers grands événements, le futur joueur de Fribourg coupe tout de suite: "C'est une année de JO. On prend les meilleurs, point final. C'est pour ça que tu dois être bon aujourd'hui et pas demain."

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