Patrick Bérod aura passé 18 ans à la tête des hôteliers valaisans. Bilan avant la remise des clés

Oriane Binggeli
Journaliste RP

L’association hôtelière du Valais se cherche un nouveau directeur. Patrick Bérod prend sa retraite après 18 années d’activité. L’occasion de s’entretenir avec lui sur l’évolution de la profession, son avenir et sur les défis de la faîtière.

Le patron des hôteliers valaisans s’apprête à tirer sa révérence. L’association hôtelière du Valais se cherche un nouveau directeur et l’a fait savoir dans les petites annonces ce mardi. C’était prévu, Patrick Bérod prendra sa retraite en septembre 2022, après 18 ans d’activité.

En presque deux décennies, il aura vu la profession évoluer, le prix de l’immobilier grimper, la digitalisation exploser, les besoins de la clientèle changer…. Et puis dernièrement, le monde de l’économie touristique être mise à terre par la crise sanitaire.

Créer plus d'échanges entre hôteliers

Malgré tout, Patrick Bérod a fait en sorte de pouvoir laisser sa place avec le sentiment du devoir accompli. "Chaque période est délicate et comporte son lot de défis, insiste Patrick Bérod. Qu'il s'agisse d'une crise sanitaire, financière, ou du réchauffement climatique." Le directeur de l'association ajoute que le terrain a été préparé pour la future équipe: une vaste réflexion a été menée ces deux dernières années par un groupe de travail composé de professionnels de la branches, âgés de 24 à 44 ans. "Le rapport a été finalisé cet été. Dans les grandes lignes, les hôteliers ont exprimé le souhait de renforcer leur réseau et améliorer leurs échanges. De quoi donner des pistes à la prochaine équipe dirigeante."

Aider financièrement la relève

Concernant l’avenir de la profession, Patrick Bérod affirme toute sa confiance en la jeune génération. Pour lui, la relève n’aura pas de peine à se faire, en termes de forces humaines. Reste qu’un autre problème subsiste : celui du financement et des ressources nécessaires pour acquérir un établissement. "Il devient très compliqué pour les jeunes d'acquérir suffisamment de fonds propres pour acheter un établissement, d'autant que les prix de l'immobilier ne cessent d'augmenter. Il faudra remédier à cela à l'avenir",  Patrick Bérod.

Oriane Binggeli
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