Pas d'évacuation de Marioupol mais nouvelle tentative samedi

La ville de Marioupol est assiégée depuis des semaines par l'armée russe (archives). ©KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka
Ukraine
Keystone-ATS
Keystone-ATS

L'évacuation de Marioupol n'a pu avoir lieu vendredi, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Une nouvelle tentative sera menée samedi, a annoncé l'organisation à Genève.

Dans une déclaration, elle affirme que ses neuf collaborateurs dans trois véhicules n'ont pu atteindre la ville assiégée. Les "arrangements" et les "conditions" rendaient le dispositif impossible.

Mais les employés du CICR "tenteront à nouveau samedi" de faciliter une évacuation sûre de civils en dehors de Marioupol. Il faut que les parties honorent les accords et garantissent la sécurité, ajoute l'organisation.

"Nous devons être certains qu'un cessez-le-feu sera honoré et que le convoi humanitaire pourra passer en sécurité les barrages militaires", contrairement aux précédentes tentatives il y a quelques semaines, avait dit auparavant un porte-parole. "Tous les détails" ne sont pas réglés, avait-il ajouté.

La ville où ces personnes seraient évacuées n'est pas non plus encore établie. "Nous avons l'approbation des parties au plus haut niveau", a toutefois affirmé le porte-parole.

Le CICR s'attend à ce que des milliers de civils souhaitent quitter la ville assiégée depuis des semaines. Il pilotera, si le dispositif est validé, jusqu'à 54 bus prévus par les autorités ukrainiennes en dehors de Marioupol.

Pas une seule minute

L'organisation souhaitait aussi pouvoir faire entrer de l'assistance humanitaire même si elle n'a pas reçu encore l'autorisation. L'équipe du CICR était partie vendredi matin sans ce chargement.

Le président de l'organisation Peter Maurer a affirmé lors du Forum international sur la coopération que la guerre en Ukraine est une guerre différente entre Etats, avec un impact massif pour les civils. Il a dit ne pas avoir une seule minute dans une réunion où l'Ukraine n'est pas abordée. "C'est mauvais", selon lui, ajoutant sentir la "frustration" des acteurs des autres crises dans les différents pays.

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a aidé un million de personnes depuis un mois. Il souhaite assister trois millions d'entre elles dans les prochaines semaines dans le pays et dans la région.

ATS