Pas de tabou pour les enfants confrontés au handicap. Des écoliers de Fully le prouvent

La "confrontation" dès le plus jeune âge : un moyen pour faire tomber les tabou face au handicap ©val-rousset
Social
Christian Hermann
Rédacteur en chef adjoint

Les plus jeunes écoliers s’ouvrent aisément à la rencontre de personnes souffrant d’un handicap. C’est la conclusion d’une action de sensibilisation menée à Fully auprès d’élèves de 3ème Harmos, sous l'égide de Cerebral Valais.

Informer, c’est faire tomber les inconnues. Ce constat, c’est Valentine Rousset qui l’a vérifié dans un domaine qui, aujourd’hui encore, pose un certain nombre de difficultés, même pour de banales rencontres du quotidien.
Valentine Rousset travaille depuis sept ans auprès de Cerebral Valais, association spécialisée dans l’aide aux personnes présentant un handicap.
Dans le cadre de son travail, elle accompagne régulièrement des personnes ou des groupes dans des activités extérieures et elle le constate : la confrontation entre personnes avec ou sans handicap n’est pas toujours aisée. C’est ce qui l’a décidée à orienter son travail de diplôme vers une sensibilisation au handicap. Particularité, c’est vers des écoliers fulliérains de 7 ou 8 ans qu’elle s’est dirigée.
 

Le projet s’est donc clairement orienté vers les classes de 3ème Harmos. Accompagnée de deux collègues et de deux invités, résidents de Valais de cœur, Valentine Rousset a pu le constater : les enfants n’éprouvent aucune gêne dans ce type de rencontres. Contrairement aux adultes, ils dépassent plus facilement les a priori lorsqu’ils côtoient des personnes avec handicap. Un malaise qui pourrait être facilement évitable, moyennant quelques explications, dit-elle.
 

Cerebral Valais disposera donc prochainement d’un dossier pédagogique pour pouvoir rééditer ses projets de sensibilisation dans les écoles.

CH/Chiara Hiroz
Thèmes liés à l'article
Ecoles
Catégories
Les articles les plus lus