Pas d'augmentation de salaire dans le bâtiment. En Valais, les syndicats ciblent aujourd'hui les CC

Le 30 octobre, plus de 600 Valaisans se sont mobilisés dont la moitié ici à Genève ©bc-unia
Economie
Christian Hermann
Rédacteur en chef adjoint

Les revendications lancées le 30 octobre lors de la mobilisation des travailleurs dans plusieurs villes de Suisse, ont débouché sur un refus formel au niveau national.

Pas question pour les employeurs du bâtiment d’ajouter 50 francs par mois dès janvier prochain puis 50 de plus au 1er janvier 2022. Ni d’ailleurs d’augmenter de 2 francs l’indemnité du repas de midi.
A quelques encâblures des négociations pour les nouvelles conventions collectives de travail (CCT), c’est la soupe à la grimace au sein des syndicats.
Bernard Tissières, coordinateur aux Syndicats chrétiens du Valais et représentant de la délégation syndicale au niveau national, tombe des nues après la mobilisation de la fin octobre qui n'aura finalement servi à pas grand chose...

Entre dépit et colère, syndicats et salariés devront chercher d'autres armes pour obtenir des améliorations, relève Bernard Tissières

Formellement, si les discussions sont terminées dans quasi tous les secteurs d'activité, le rendez-vous est déjà pris pour les négociations des conventions collectives de travail.
Dans ce registre, les attentes en Valais sont élevées.
Mais l'issue de ce round national condamne t'elle les traditionnelles "bonnes relations" constatées dans le canton lors des négociations a tendance du moment. "A priori non", répond Bernard Tissières.

Préserver au mieux un bon esprit entre partenaires sociaux mais prendre aussi le meilleur qui peut venir de l'extérieur : le credo de Bernard Tissières

Dans le bâtiment, le patronat ne souhaite pas commenter avant l’issue de l’assemblée des délégués de leur faîtière demain. Mais selon nos sources, la position valaisanne devrait sensiblement différer de celle de la Suisse alémanique.


 

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