Panique à la Bourse suisse, le SMI chute sous les 12'000 points

Les craintes d'une invasion russe de l'Ukraine pesaient sur les marchés financiers mondiaux, et notamment en Suisse sur l'indice vedette SMI. ©KEYSTONE/AP/Andriy Dubchak
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Keystone-ATS
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La Bourse suisse n'a pas échappé à la tendance générale. L'indice vedette SMI a plongé sous la barre symbolique des 12'000 points, perdant au passage plus de 1100 points par rapport à son sommet historique du 3 janvier.

Il faut remonter à octobre dernier pour trouver l'indice phare de SIX aussi bas. Les tensions autour de l'Ukraine ont entraîné une vague de ventes sur les marchés mondiaux.

La situation a aussi déteint sur le franc, qui s'est nettement renforcé et est même brièvement passé sous la barre de 1,03 franc pour un euro dans l'après-midi.

Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, "le franc est soutenu par d'importants afflux vers les valeurs refuges, alors que s'accroissent les tensions aux frontières de l'Ukraine et que les marchés renforcent leur tendance baissière" à la veille d'une réunion monétaire de deux jours de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Craig Erlam, d'Oanda, a relevé que les tensions géopolitiques autour de l'Ukraine ont plombé les marchés et renforcé l'aversion au risque des investisseurs. A cela s'ajoute la réunion mardi et mercredi du Comité monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui pourrait, avec la situation à la frontière ukraino-russe, être décisive pour la semaine boursière.

Le SMI a terminé en baisse de 3,84% à 11'881,30 points, avec un plus bas à 11'878,278 points et un plus haut à 12'304,21 points en début de séance. Sur les 30 valeurs vedettes, Vifor (+0,3%) est le seul gagnant du jour.

Critiques de Grübel

Swiss Re (-0,3%), Swisscom (-0,5%) et Swatch (0,7%) ont le mieux résisté parmi les perdants, seules valeurs à ne pas avoir reculé de plus de 1%.

Nestlé (-2,5%) a mieux résisté que Novartis (-3,9%) et Roche (-4,4%).

La volatile AMS Osram (-7,4%) a fini lanterne rouge, derrière Credit Suisse (-6,8%) et le bon Schindler (-6,6%).

L'ancien directeur général de la banque aux deux voiles, Oswald Grübel, a vertement critiqué la direction actuelle dans la presse dominicale alémanique. "Quand une entreprise connaît autant de crises au fil des ans, cela veut dire que sa gestion est mauvaise", a déclaré celui qui a dirigé le numéro deux bancaire helvétique entre 2003 et 2007.

Les investisseurs ont sanctionné le fait que Schindler a annoncé vendredi soir la démission du directeur général Thomas Oetterli, après 12 ans à la tête du groupe dont six comme patron.

Julius Bär (-6,3%) a aussi cédé plus de 6%, alors qu'UBS (-4,7%) s'en est "mieux" tiré.

ATS
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