Olivier Burri: «En 28 RIV, c'est la première fois que je peux écouter Rhône FM au volant!»

Olivier Burri ©Rhône FM
Rallye
Justin Grept
Responsable des sports

Depuis deux ans, Olivier Burri est un pilote à la retraite. Mais le nonuple vainqueur du Rallye international du Valais participe tout de même à la 61e édition, au volant de la voiture 0.

Il est «Monsieur Rallye du Valais». Neuf fois vainqueur de l’épreuve – dont une ultime fois lors de la dernière édition du RIV en 2019 – Olivier Burri a pris sa retraite il y a deux ans. Toujours passionné, le Jurassien n’a pas perdu le virus et participe à la 61e édition qui se déroule en ce moment au volant de la voiture 0. Il profite, et écoute Rhône FM.  

Olivier Burri, vous êtes finalement présent au départ de ce 61e Rallye du Valais… au volant de la voiture 0. Qu’est-ce que ça vous fait ?
Il y a quand même un petit pincement au cœur. Ce rallye est pour moi exceptionnel et mythique. Mais comme j’ai annoncé ma retraite il y a deux ans, je m’y suis tenu. Malgré les pressions de certaines personnes.

«On a une voiture d’origine, on a pas de frein à main, rien ! Dans mon adage de glisse et de fun, je suis terriblement frustré !» Olivier Burri

Vous avez hésité à participer ?
Non, j’ai été clair en 2019. J’avais décidé de ne pas remettre ma neuvième victoire en jeu. C’était clair, net et précis. Mais bien sûr que c’est toujours difficile. Vous savez, le Rallye du Valais, c’est notre deuxième patrie, il a presque été notre première. Mais être au volant de cette voiture 0, c’est une façon de rester dans le coup.

Et ça vous plait ?
Rouler ainsi, c’est sympa. Les gens sont présents, il y a bien du monde, je suis content. Par contre, on a une voiture d’origine, on a pas de frein à main, rien ! Dans mon adage de glisse et de fun, je suis terriblement frustré ! C’est terrible. Mais il s’agit de ma 28e participation au Rallye du Valais, et pour la première fois, je peux écouter Rhône FM sur le routier, entendre les temps, les réactions. C’est rigolo. C’est une autre approche de la course, que j’ai voulue. Mais comme le fiston roule, la pression est quand même là.

«Lors de la 2e spéciale, j’ai eu du plaisir. Je vais moins m’emmerder le reste du week-end.» Olivier Burri

Après la première spéciale, on vous a entendu dire qu’en roulant en voiture 0, vous alliez «vous embêter» sur ce rallye… ?
Ouais, mais c’est vrai. Je n’étais pas assis comme il faut dans la voiture, j’avais le casque qui poussait en avant, j’arrivais pas à régler le siège, c’était compliqué. Mais dans la deuxième spéciale, on a pris beaucoup plus de plaisir et on a pu s’amuser. Le passage du Col des Planches, on est vraiment passé à fond. Là j’ai eu du plaisir. Je vais moins m’emmerder le reste du week-end.

Cette spéciale du Col des Planches a été largement raccourcie. Commet l’avez-vous trouvée ?
C’est sûr que sans toutes ses portions de terre compliquées, c’est très différent. Après, le rallye avait peut-être besoin de passer par là. Ce qui est dommage c’est qu’on ampute le rallye pour sept ou huit voitures historiques, alors que certains ont fait miroiter aux organisateurs qu’il en viendrait trente, quarante ou cinquante. Ils ont fait un rallye pour eux, et il y’en a six qui se pointent… Je pense qu’il y a un enseignement à en tirer et je sais qu’ils sont assez grands pour savoir dans quelle direction il faut aller.

«Jonathan Michellod, que j’ai coaché durant toute la saison, me fait énormément plaisir avec sa 2e place provisoire.» Olivier Burri

Et votre pronostic pour vous succéder au palmarès du Rallye du Valais ?
Sébastien Carron a fait le job lors de cette première journée. On sait que sur le sec, il a une vitesse de pointe incroyable. Je pense que si la pluie s’invite, les autres protagonistes peuvent avoir un avantage sur lui. On l’a vu au Mont-Blanc, où Séb n’était pas aussi bien et fringant que sur le sec. Mais je ne suis pas surpris du rythme qui l’a adopté. Il a remporté le RIV en 2016, il veut absolument s’imposer une deuxième fois. Mais le rallye est très long. Il y a encore deux grosses journées.

Qui pour lui barrer la route ?
Je voudrais que mon fils (ndlr : Michael Burri, 3e après la 1e journée) gagne le Rallye du Valais. On va tout faire pour. Jonathan Michellod, que j’ai coaché durant toute la saison, me fait énormément plaisir avec sa 2e place provisoire. Mais je vais faire un débriefing avec Micha pour savoir ce qu’il y a à améliorer sur la voiture pour qu’il aille titiller devant.

JG
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