"Non, le refus de Vex de fusionner avec Sion ne freine pas le projet de Capitale suisse des Alpes"

Oriane Binggeli
Journaliste RP

Le refus de Vex de se marier avec Sion ne freine pas la ville dans ses ambitions de devenir un jour la capitale suisse des Alpes. Le projet de Sion n’est pas un projet de fusion assure son président, mais un projet de collaborations. On fait le point avec Philippe Varone.

"Non, le projet de Sion de devenir la capitale suisse des alpes n’a pas de plomb dans l’aile". Le président de la Ville s'exprime avec assurance, deux semaines après le verdict tombé du côté de la commune de Vex. On le rappelle, les Bacounis, à l’entrée du Val d’Hérens, devaient se prononcer sur un principe de fusion. 76% refuseraient d’unir leur destin à celui de la capitale valaisanne, préférant l’idée d’une vallée forte et unie avec ses voisines de montagne.  

"La fusion n'est pas une nécessité"

Un résultat qui pourrait remettre en question les ambitions de Sion, qui se voit géant dans 30 ans, sur un territoire s’étendant de la frontière bernoise à l’Italie. Il n’en est rien assure Philippe Varone, président de Sion. "Le projet Capitale des Alpes n'est pas un projet de fusion", insiste-t-il, "mais un projet de collaborations. Ces collaborations peuvent prendre de multiples formes, elles ne sont pas obligées de passer par la fusion communale".

Malgré tout, la Ville de Sion se veut toujours proactive dans son idée d'approcher les autres collectivités. Alors comment séduire ses petites voisines, en plaine comme sur les hauteurs, elles qui craignent d'être absorbées et reléguées en quartiers de la capitale? "A nous d'être clair sur les prestations que nous pouvons offrir à tout le monde, nous qui avons la chance, avec notre taille, de bénéficier de services gérés par des professionnels dédiés à leurs tâches, urbanisme, juridiction etc."

"Nos enjeux ne sont pas si différents"

A Vex, c'est la jeunesse qui a fortement milité pour obtenir ce résultat. Parmi leurs arguments, outre la question identitaire, commune à tous les débats sur la fusion, on évoque la volonté de gérer ses problématiques de commune de montagne avec les autres communes de montagnes. "On n'est pas si différents que ça", rétorque Philippe Varone. "La ville de Sion monte aussi jusqu'à 2000m d'altitude. Sans compter qu'une bonne partie de ces polulations de vallées participent aussi à notre activité économique et sociale, en y travaillant ou en s'y rendant pour des loisirs."

Notons que deux communes de montagne doivent encore se prononcer sur la question d'une fusion avec Sion. Veysonnaz et Mont-Noble voteront en juin 2023. En cas de oui, les procédures d’union seront lancées.

OB
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