Meta cible des "cyber-mercenaires" utilisant Facebook et Instagram

Les cyber-mercenaires créent parfois des faux comptes sur les réseaux sociaux pour glaner encore plus de données personnelles de leurs cibles, rejoignant même les groupes ou conversations auxquels ces personnes participent (archives). ©KEYSTONE/AP/Richard Drew
Cybersécurité
Keystone-ATS
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Meta a fermé 1500 comptes Facebook et Instagram liés à des "cyber-mercenaires", qui les ont utilisés pour espionner jusqu'à 50'000 personnes pour des clients dans le monde entier. Des militants, des dissidents et des journalistes ont notamment été pris pour cible.

Les comptes en question étaient connectés à sept sociétés offrant des services allant de la collecte d'informations publiques en ligne, à l'utilisation de fausses identités pour entrer en relation avec les cibles en passant par de l'espionnage numérique via du piratage, a indiqué jeudi la maison-mère de Facebook. Elle dit avoir alerté les 50'000 personnes pouvant avoir été visées.

"Ces cyber-mercenaires prétendent souvent que leurs services ne ciblent que les criminels et les terroristes", souligne Meta dans un rapport. "Leur ciblage est en fait sans distinction et inclut des journalistes, des dissidents, des critiques de régimes autoritaires, des familles de membres de l'opposition et des militants des droits fondamentaux", ajoute l'entreprise.

"Cibler n'importe qui"

Quatre des sociétés concernées sont basées en Israël, un pays réputé dans le secteur de la cyber-surveillance: Cobwebs Technologies, Cognyte, Black Cube et Bluehawk CI. Les trois autres sont BellTroX, basée en Inde, Cytrox, basée en Macédoine du Nord et une société non identifiée basée en Chine.

Ces entreprises "semblent prêtes à cibler n'importe qui pour le compte du plus offrant", a relevé Nathaniel Gleicher, responsable de la sécurité chez Meta. Elles se présentent généralement comme des "services d'intelligence sur Internet", spécialisés dans la collecte et l'analyse d'informations récupérées sur des sites, des blogs, des forums de discussions, des pages de médias.

Les cyber-mercenaires créent parfois des faux comptes sur les réseaux sociaux pour glaner encore plus d'éléments personnels, rejoignant même les groupes ou conversations auxquels ces personnes participent. Les entreprises tentent aussi parfois de gagner la confiance de leur cible avant de les duper en leur envoyant des liens ou des pièces jointes piégés et ainsi accéder, frauduleusement, à leurs téléphones ou ordinateurs.

Elles peuvent alors récupérer des données sensibles comme des mots de passe, des numéros de téléphone, des photographies, des vidéos et des messages, décrit le rapport. Elles peuvent aussi activer les microphones, des caméras ou les fonctions de géolocalisation pour mieux espionner.

ATS
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