Marche tibétaine pour la paix du siège au musée du CIO à Lausanne

Plusieurs intervenants ont dénoncé les violations répétées des droits de l'homme en Chine, que ce soit au Tibet, où l'oppression menace d'effacement la culture et l'identité locales, au Xinjiang, avec la répression des Ouïghours, à Taïwan ou encor... ©Keystone/MARTIAL TREZZINI
Jeux olympiques
Keystone-ATS
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Quelque 300 militants pro-tibétains se sont rassemblés jeudi à la mi-journée devant le siège du Comité international olympique (CIO) à Lausanne pour protester contre les Jeux olympiques à Pékin qui débutent vendredi. Ils ont ensuite défilé jusqu'au Musée olympique.

Organisée par la communauté tibétaine de Suisse et du Liechtenstein, cette "Marche pour la paix des communautés tibétaines d'Europe" a débuté par un rassemblement vers 13h00 à Vidy devant le siège du CIO. Après le chant de l'hymne national du Tibet et une minute de silence pour les victimes de la répression chinoise, le cortège avec quelque 300 personnes, selon une estimation de Keystone-ATS, s'est mis en marche vers 14h15 en direction d'Ouchy et le Musée olympique.

Après une heure de marche, la manifestation - parsemée de discours, d'appels au boycott diplomatique de ces JO d'hiver, de chants et de revendications - a duré encore jusqu'à environ 17h00, autour d'un stand installé devant le musée. Les participants, la plupart en costumes traditionnels, étaient issus des communautés tibétaines d'une dizaine de pays européens différents, selon les organisateurs.

L'objectif est "d'exprimer leur profonde déception devant l'échec du CIO à assumer sa responsabilité dans la protection des droits humains en attribuant à la Chine l'honneur immérité d'accueillir les JO 2022", ont-ils affirmé.

Présence de victimes du PC chinois

Plusieurs intervenants ont dénoncé les violations répétées des droits de l'homme en Chine, que ce soit au Tibet, où l'oppression menace d'effacement la culture et l'identité locales, au Xinjiang, avec la répression des Ouïghours, à Taïwan ou encore à Hong Kong.

Des représentants tibétains ainsi que des victimes directes des exactions du Parti communiste chinois ont par ailleurs rencontré des représentants du CIO afin de leur transmettre une lettre leur demandant de "ne pas répéter l'erreur" à l'avenir.

"Les JO d'hiver de Pékin ne sont rien moins que les Jeux du génocide, des jeux soutenant les horreurs et le génocide commis par la Chine. Pour le régime chinois, les JO sont un moyen de promouvoir son idéologie autoritaire, alors que les peuples tibétains, ouïgours et du sud de la Mongolie continuent à endurer la répression et à faire face à la menace de leur survie", dénoncent-ils parallèlement dans un communiqué.

"Les dirigeants des démocraties et leurs représentants qui prennent part aux Jeux olympiques ne font pas qu'affaiblir les voix des victimes, ils se débarrassent également de leur responsabilité dans la protection des droits humains", déplorent-ils.

ATS
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