Maladies invisibles : une conférence pour briser les tabous sur le handicap

Enzo ©Ines Da Silva Pesce
Evénement
Didier Morard
Journaliste

Une conférence pour en finir avec les préjugés et les jugements sur les personnes en situation de handicap. Ce vendredi à Granges, une association organise une soirée de sensibilisation avec à la clé, des témoignages poignants.

«La différence, ça ne veut pas dire moins bien, ça veut dire pas pareil.» C’est le message que fera passer Ines Da Silva Pesce ce vendredi soir à Granges. Cette mère de famille donnera une conférence sur le thème des personnes en situation de handicap. Maman d’un enfant – Enzo 9 ans – atteint d’une malformation cérébrale et d’une hémiparésie, elle mettra en lumière son quotidien et celui de ses proches. «C’est une maladie invisible. Le jugement des gens est difficile parce qu’on ne voit pas forcément de premier abord la maladie de mon fils. Il peut faire des crises au milieu d’un centre commercial et les gens vous regardent bizarrement», explique Ines Da Silva Pesce. «J’ai encore de la difficulté avec le regard des gens et leur malveillance. Je n'ai pas envie de mettre à mon fils l’étiquette de sa maladie.»

Les maladies invisibles

Outre le souhait de briser les tabous et déconstruire les clichés autour des personnes en situation de handicap et de leurs proches, l’événement – organisé par le groupe associatif "Familles Tapagoilles" - mettra en lumière la pléthore d’associations, qui vient en aide aux familles touchées par le handicap. «C’était difficile d’apprendre la nouvelle de la maladie de mon fils. On [ndlr: Inès Da Silva Pesce et son mari] s’est retrouvés face à l’inconnu. On ne savait pas quoi faire. On nous a pas guidés. Les médecins auraient pu nous aiguiller vers des associations, qui sont nombreuses. Il y a beaucoup d’associations, qui sont là pour nous soulager de cette charge qu’est le handicap.»

Les associations qui viennent en aide

Envisager l’avenir

Aujourd’hui, le fils d’Ines Da Silva Pesce – Enzo – est scolarisé à Notre-Dame de Lourdes à Sierre. Il fréquente également durant deux demi-journées par semaine l’école ordinaire à Granges. «A Granges, les enfants de sa classe sont adorables avec lui. Il est vraiment intégré. Dans la cour d’école, il y a quelques moqueries mais ce n'est pas malveillant», reconnaît Ines Da Silva Pesce, qui peine aujourd’hui à dessiner un avenir pour son fils. «J’ai un grand point d’interrogation devant moi. A neuf ans, il ne sait pas encore lire, ni écrire, ni calculer. Il aime tout ce qui roule. Il aura peut être l’opportunité de trouver un emploi dans ce domaine.»

Quel avenir pour un enfant atteint de handicap ?

La conférence sera donnée ce vendredi 9 septembre à 19H30 à la salle de gym de Granges. L’entrée est libre. Les bénéfices de la soirée seront reversés à des associations.

DM
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