Macron évoque un paquet social à l'été

Le président français Emmanuel Macron a pris un bain de foule vendredi à Barbazan-Debat (Hautes-Pyrénées. Il a lancé un appel au calme et à la concorde et annoncé un paquet de mesure pour l'été. ©KEYSTONE/EPA/CAROLINE BLUMBERG / POOL
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Keystone-ATS
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Emmanuel Macron a dit vendredi son souhait d'"un retour au calme et à la concorde" après la bataille présidentielle, évoquant "un paquet à l'été" pour les premières mesures sur "le pouvoir d'achat, sur l'école et la santé".

Sur les retraites, il a réaffirmé vouloir augmenter le minimum à 1100 euros net, défendant à nouveau son projet très controversé de report de l'âge de la retraite à 64-65 ans, estimant que "la seule chose qu'on peut faire c'est travailler davantage en prenant en compte la pénibilité".

"Chaque chose en son temps", a-t-il répondu, interrogé par la presse pour savoir s'il avait arrêté le nom de son prochain Premier ministre, lors d'un bain de foule à Barbazan-Debat (Hautes-Pyrénées) avant de se rendre sur la tombe de sa grand-mère à Montgaillard.

"Calme et concorde"

"Vous avez un Premier ministre exceptionnel, c'est encore la fin de ce quinquennat, il n'y a que deux jours que le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats, il faut faire les choses en bon ordre. Ecouter, respirer: il y a un apaisement à avoir avec toutes et tous, on sort de cette campagne présidentielle où il y a eu parfois un peu de tensions, il est important qu'on agisse et qu'il y ait un retour au calme et à la concorde", a-t-il ajouté.

Il faut "terminer d'abord ce mandat" et "préparer la suite", dans une "sorte de phase de décantation", a résumé le chef de l'État.

Il a souligné que cet après-présidentielle était "très atypique". "Je le dis avec beaucoup d'humilité: mes prédécesseurs sortaient de cohabitation, donc il y avait comme une rupture, tout de suite, gouvernementale".

Mais après cette présidentielle, "c'est la première fois depuis 65 qu'on a une continuité, donc il faut accepter avec beaucoup de délicatesse humaine de dire on a une équipe qui termine ce mandat (...), on continue à préparer la suite, et puis l'investiture étant faite, pouvoir se reprojeter".

"Il y aura un temps démocratique avec les législatives, mais (il faut) tout de suite se reprojeter à travers des décisions, avec des nouveaux visages. Il y aura des éléments de continuité, des éléments de renouveau", a-t-il souligné.

Le chef de l'État a expliqué que ce déplacement au contact des Français, le deuxième en une semaine après Cergy mardi, juste après sa réélection dimanche, lui permettait d'"entendre, écouter, continuer à forger des convictions avant de prendre les premières décisions".

Echanges avec les Français

M. Macron a expliqué que "le pouvoir d'achat, le travail, l'éducation, la santé" faisaient partie de "ce qui ressort beaucoup" de ses échanges avec les Français, considérant que le sujet des retraites "ça fait partie du pouvoir d'achat".

Interrogé sur ses premières mesures, il a d'ailleurs évoqué de "lancer le chantier sur le pouvoir d'achat, sur l'école et la santé". "Il y a beaucoup de choses qui peuvent être décidées, préparées, pour un paquet à l'été", a-t-il ajouté.

Quant à la convocation en urgence du Parlement, "c'est une décision que j'aurai à prendre dans huit-dix jours", a-t-il ajouté, assurant: "Il faut que ça se justifie. Aujourd'hui, au moment où je vous parle, ce n'est pas le cas".

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