L'industrie suisse reste optimiste malgré les prix de l'énergie

Les deux indices PMI  se sont inscrits nettement au-dessus du seuil des 50 points, qui marque une activité en expansion par rapport au mois précédent (archives). ©KEYSTONE/GAETAN BALLY
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Keystone-ATS
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Le moral des entreprises helvétiques reste au beau fixe, malgré les inquiétudes liées à la guerre en Ukraine et le niveau élevé des prix de l'énergie. L'indice PMI pour le secteur de l'industrie a légèrement crû grâce à des carnets de commandes bien remplis.

L'indice des directeurs d'achats (PMI) des services, qui dépend davantage de la consommation en Suisse, a lui accusé un léger repli. Il s'est contracté de 3,2 à 61,1 points, alors que celui de l'industrie a progressé de 1,4 à 64,0 points, inversant la tendance négative de ces derniers mois, indique Credit Suisse dans son point de situation publié vendredi.

Les deux indicateurs se sont ainsi inscrits nettement au-dessus du seuil des 50 points, qui marque une activité en expansion par rapport au mois précédent.

Les experts interrogés par AWP tablaient sur une valeur légèrement inférieure pour l'industrie, mais un peu plus élevée pour les services. Au plus fort de la crise sanitaire, le PMI pour l'industrie était tombé à 41,2 points, alors que celui pour les services avait plongé à 21,4 points.

Jusqu'ici, la guerre en Ukraine et les sanctions à l'égard de la Russie n'ont pas pénalisé outre mesure le moral des entreprises suisses, écrivent les économistes de la banque aux deux voiles. La hausse des prix de l'énergie constitue cependant un défi de taille. Un cinquième des industriels interrogés s'attendent à des arrêts de production au cours des six prochains mois et 23% d'entre eux pensent même qu'ils devront avoir recours au chômage partiel.

Dans l'industrie, les délais de livraison se sont allongés, ce qui reflète d'une part que l'utilisation des capacités de production a progressé, mais également que les problèmes d'approvisionnement perdurent. Quant aux stocks de production, ils ont augmenté en prévision d'une hausse des prix d'approvisionnement.

Dans les services, le recul de l'indicateur s'explique par son niveau très élevé en février, suite à la levée des mesures de lutte contre la pandémie. La sous-composante de l'emploi a progressé pour le quatrième mois consécutif et à un rythme encore plus soutenu que le mois précédent.

ATS
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