L'indépendantiste Puigdemont va quitter la présidence de son parti

"Le parti a besoin d'un président plus impliqué" qui "participe à fond aux décisions politiques devant être adoptées", a expliqué l'ex-président régional catalan qui a fui en Belgique en 2017 (archives). ©KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET
Espagne
Keystone-ATS
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L'indépendantiste catalan Carles Puigdemont, principale figure de la tentative de sécession de 2017, a annoncé mardi qu'il allait quitter la présidence de son parti. Il s'est exprimé lors du congrès prévu début juin dans le sud de la France.

"Je ne présenterai pas ma candidature à la présidence du parti" Junts per Catalunya (Ensemble pour la Catalogne), a dit l'eurodéputé de 59 ans dans une lettre aux militants, publiée sur son compte Twitter.

"Le parti a besoin d'un président plus impliqué" qui "participe à fond aux décisions politiques devant être adoptées", a expliqué l'ex-président régional catalan qui a fui en Belgique en 2017 pour échapper aux poursuites de la justice espagnole.

La nouvelle direction du parti séparatiste sera désignée lors du congrès organisé le 4 juin à Argelès-sur-Mer, ville côtière du sud de la France, située non loin de la frontière avec l'Espagne au niveau de la Catalogne (nord-est de l'Espagne).

Adieux présidentiels

"Je serais très honoré de pouvoir faire mes adieux comme président de manière présentielle", a encore dit M. Puigdemont. M. Puigdemont a été privé l'an dernier de son immunité d'eurodéputé par le Parlement européen.

Le vice-président du Tribunal de l'UE a toutefois estimé qu'il n'avait pas de raison de craindre une exécution du mandat d'arrêt espagnol dans l'UE car la procédure pénale espagnole est actuellement suspendue, dans l'attente d'une réponse de la Cour de justice européenne à une question préjudicielle posée par le Tribunal suprême espagnol.

Pire crise depuis 1975

La Catalogne a été le théâtre en 2017 de l'une des pires crises traversées par l'Espagne depuis la fin de la dictature franquiste en 1975. Les indépendantistes avaient organisé un référendum d'autodétermination malgré son interdiction par la justice et déclaré unilatéralement l'indépendance de la région.

Neuf dirigeants indépendantistes, dont des membres du gouvernement régional de M. Puigdemont, ont été condamnés en 2019 à des peines allant jusqu'à 13 ans de prison pour leur rôle dans cette tentative de sécession avant d'être graciés l'an dernier par le gouvernement espagnol au nom de la "réconciliation".

Le parti de M. Puigdemont est toujours membre du gouvernement séparatiste régional, désormais dirigé par l'autre grande formation indépendantiste, Gauche Républicaine de Catalogne (ERC).

ATS
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