L'Evolénard Serge Gaudin a participé à la COP26 et raconte son expérience à Glasgow

Le Valaisan Serge Gaudin a participé à la COP26. ©Serge Gaudin
Climat
Didier Morard
Journaliste

La COP26 s'est achevée ce week-end après deux semaines de pourparlers à Glasgow. Le Valaisan Serge Gaudin a participé à ce sommet sur le climat. Il raconte son expérience écossaise. Bilan également des mesures avec un scientifique valaisan.

"Une COP26 torpillée par les pays qui recourent au charbon." La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga ne mâche pas ses mots, en clôture de la conférence sur le climat à Glasgow. La ministre de l'environnement ne décolère pas face à la Chine, l'Inde et l'Arabie saoudite. La socialiste estime que la COP26 s'achève sur un accord atténué. Accord qui prévoit une "réduction progressive" plutôt "qu'une sortie" du charbon. Selon Simonetta Sommaruga, ce traité ne suffira pas pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d'ici la fin du siècle. Valentino Piana – adjoint scientifique à l'Institut "énergie et environnement" de la HES-SO Valais-Wallis – se montre plus positif : "Les Accords de Paris ont été signés il y a six ans. Beaucoup de progrès ont été réalisés par les pays, les industriels et les financiers."

"Les prochains mois seront importants pour le Valais avec l'élaboration du plan climat."Valentino Piana, adjoint scientifique à l'Institut "énergie et environnement" de la HES-SO Valais-Wallis

Autre pierre d'achoppement lors de cette COP26 : le financement des mesures. Les Etats riches n'ont pas honoré leur promesse de mobiliser depuis l'an dernier 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement. "Le plan climat du président américain Joe Biden pourrait être un changement immédiat et drastique de paradigme. Il doit toutefois encore être accepté", tempère Valentino Piana, qui regrette que ce plan n'ait pas été validé avant la COP26.

Un Valaisan à Glasgow

Parmi les personnes présentes à la COP26 : l'Evolénard Serge Gaudin. L'ancien candidat PDC au Conseil d'Etat valaisan s'est rendu à Glasgow en tant que directeur stratégie et durabilité de Novelis Europe.

"La COP26, c'est beaucoup de débats, et certainement pas assez d'actions."Serge Gaudin, directeur stratégie et durabilité de Novelis Europe

Serge Gaudin a participé à deux conférences, l'une sur les villes durables, l'autre sur l'économie circulaire. "J'ai rencontré beaucoup d'énergéticiens, qui travaillent sur les énergies renouvelables et l'hydrogène. Je vais essayer de capitaliser sur ces rencontres pour le groupe Novelis Europe", indique Serge Gaudin au moment de dresser le bilan de son séjour à la COP26.

Une COP26 brûlante

Depuis une dizaine de jours, la COP26 aura montré le fossé énorme entre Etats, activistes et ONG. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, s'est dit déçu des résultats obtenus à la COP26. Des déceptions que comprend Valentino Piana de la HES-SO Valais-Wallis : "Il y a des promesses qui ne sont pas tenues et des promesses absolument insuffisantes pour le court terme."

Serge Gaudin, présent à Glasgow, a bien ressenti ce fossé entre les activistes et certains Etats plus réfractaires aux mesures drastiques. "Certains n'y croient plus du tout et d'autres personnes sont plus optimistes pour parvenir à enrayer la hausse des températures", reconnaît Serge Gaudin.

Environ 40'000 personnes ont participé à cette COP26 en pleine pandémie. Selon la présidence britannique de la réunion, les cas positifs sont restés peu élevés. La prochaine conférence sur le climat – la COP27 – aura lieu l'an prochain en Egypte.

DM
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