Les douze candidats à la présidentielle française tenus au silence

Pour tenir compte du décalage horaire, certains électeurs français d'outre-mer voteront dès samedi (archives). ©KEYSTONE/EPA/Guillaume Horcajuelo
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Keystone-ATS
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Depuis minuit, les douze candidats à la présidentielle française sont tenus à la plus grande discrétion jusqu'au résultat du scrutin, dimanche. Ce dernier s'annonce serré entre le président sortant Emmanuel Macron et la candidate d'extrême droite Marine Le Pen.

Le taux d'abstention est l'inconnue de cette 11e élection présidentielle au suffrage universel de la Ve République. Nombre de politologues craignent que le record du 21 avril 2002 (28,4%) ne puisse être battu.

L'élément nouveau est le taux important d'électeurs indécis, qui fait peser une incertitude "non négligeable" sur le scrutin, selon le politologue Pascal Perrineau.

En attendant les premiers résultats dimanche à 20h00, réunions publiques, distributions de tracts et propagande numérique des candidats sont interdits depuis vendredi soir à minuit en métropole. Les bureaux de vote ouvriront dimanche à 08h00 et aucune interview ni aucun sondage ou estimation ne pourront être publiés avant les résultats.

Pour tenir compte du décalage horaire, certains électeurs d'outre-mer voteront dès samedi. St-Pierre-et-Miquelon ouvrira le bal à 08h00 (midi à Paris), suivi de la Guyane, de la Martinique, la Guadeloupe, Saint Martin et Saint Barthélemy.

Rupture

Vient ensuite zone pacifique, avec la Polynésie qui commencera à voter à 08h00 (20h00 à Paris), Wallis-et-Futuna et la Nouvelle-Calédonie. Dans l'océan Indien, où le décalage horaire est moindre avec la métropole, La Réunion votera dimanche à 06h00, heure de Paris, et Mayotte à 07h00, avant l'ouverture en métropole.

"Nous avons connu une étrange campagne qui s'est déroulée en rupture avec tout l'imaginaire des présidentielles", a expliqué Frédéric Dabi, directeur de l'Ifop. Une campagne "inédite" pour plusieurs raisons: la guerre en Ukraine qui l'a "anesthésiée", un "faible intérêt", qui tranche avec les élections précédentes, et l'absence de "l'habituelle confrontation des projets" entre les douze candidats en lice.

"Nous avons une sorte d'archipellisation des débats avec de petits duels", notamment entre le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour et la candidate LR Valérie Pécresse ou entre l'insoumis Jean-Luc Mélenchon et les autres candidats d'une gauche fragmentée, l'écologiste Yannick Jadot, le communiste Fabien Roussel, la socialiste Anne Hidalgo ou les trotskystes Philippe Poutou et Nathalie Arthaud.

ATS
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