"Les cicatrices resteront, mais le Valais et Verbier ont le droit de tourner la page"

Frédéric Favre ©Keystone-ats
Scandale
Thomas Schurch
Journaliste RP

La question était sur toutes les lèvres ce jeudi matin : la station de Verbier est-elle enfin sortie du scandale des constructions illicites ? Le canton du Valais a répondu lors d'une conférence de presse très attendue.

Du monde ce jeudi au centre de l'Espace Porte de Conthey à Sion.  Beaucoup de journalistes, des photographes... Et un spectateur, inattendu : un certain Gabriel Luisier, surnommé l'Ours de Bagnes, celui par qui l'affaire avait éclaté il y a plus de 6 ans. Gabriel Luisier, le lanceur d'alerte des constructions illicites de Bagnes, présent pour le blog d'actualités "L'1Dex".

Aux manettes, le ministre valaisan en charge des institutions Frédéric Favre. Le conseiller d'Etat était accompagné d'Adrian Zumstein, chef du Service administratif et juridique de Département de la mobilité du territoire et de l'environnement, et du professeur Kurt Nuspliger, expert externe.

Le processus de régularisation a-t-il été respecté ?

A cette question, le Valais répond par l'affirmative. Le rapport final de la commune de Val de Bagnes comprenait des centaines de cas…. Le canton a dû éplucher chaque page, chaque dossier, chaque construction problématique. Le canton l'a annoncé : la procédure de haute surveillance particulière est levée. Les exigences fixées par le conseil d'Etat sont "globalement satisfaites". Les centaines de constructions ont été régularisés.

Bémol : deux constructions restent problématiques

Toutes les procédures sont donc régularisées... toutes sauf deux ! Le canton demande à la commune de Val de Bagnes de prendre encore des mesures précises : "ces deux cas contreviennent de manière particulièrement importante à la législation sur les résidences secondaires". Quels sont précisément ces constructions qui posent problème ? Nous avons posé la question à Frédéric Favre. Il répond dans l'interview à découvrir en bas de l'article.

"Les cicatrices resteront, mais Verbier a le droit de tourner la page" Frédéric Favre, conseiller d'Etat valaisan 

C'est au fond l'enseignement de la matinée. Pour le canton, "la procédure est close". Au niveau pénal en revanche, certaines personnes devront rendre des comptes, le volet judiciaire n'en est qu'à ses débuts.

Au terme de la conférence Frédéric Favre l'a confié :" Les cicatrices resteront pour toujours, mais le Valais et Verbier ont le droit de passer à autre chose". Ci-dessous, Frédéric Favre pour Rhône FM.

"Maintenant, il faut aller de l'avant"
TS
Thèmes liés à l'article
VerbierGabriel LuisierFrédéric Favre
Catégories
Les articles les plus lus