Les centres LAVI veulent davantage de mesures dissuasives contre les auteurs de violences

Depuis le 1er janvier, les personnes susceptibles d’être coupables de violences domestiques peuvent être soumises au bracelet électronique.  ©KEYSTONE/DPA/MAURIZIO GAMBARINI
LAVI
Oriane Binggeli
Journaliste RP

De nouveaux moyens technologiques débarquent en Suisse pour lutter contre les violences domestiques. Surveillance active des auteurs, bouton d’alarme, bracelet. Si en Valais, peu d’outils seront mis en pratique, les centre LAVI y voient déjà un progrès.

600 situations de violences domestiques ont été recensées par les centres LAVI en Valais l’an dernier. Un chiffre plutôt constant, qui englobe les victimes directes et indirectes, soit les femmes et les enfants.

Depuis le 1er janvier, de nouveaux moyens technologiques sont autorisés en Suisse pour lutter contre le phénomène. Bracelet électronique pour les auteurs soupçonnés, trackers permanents et bouton d’alarme à l'intention des victimes.

"La surveillance électronique renforcée est un plus"

Sur ces trois outils, seul le premier sera introduit en Valais. "C'est déjà une bonne nouvelle, analyse Sonia Golay, responsable cantonal LAVI. C'est un moyen de plus pour améliorer la protection des victimes, qu'on pourra activer quand elles en feront la demande." La responsable précise que les centre LAVI du canton comptent sur un réseau d'avocats, à disposition des personnes qui ont subi des violences.

Concernant le bouton d’alarme mis à disposition des victimes – option qui n’a pas été retenue en Valais - Sonia Golay insiste pour dire que la meilleure réaction face à une situation de violence reste de composer le 117. 

"Il faudrait plus de mesures répressives"

Malgré ce pas en avant, la responsable cantonal LAVI estime que des efforts sont encore nécessaires pour lutter contre le fléau, notamment dans la répression. "Il y a certes des sanctions, mais qui ne s'appliquent parfois pas immédiatement, observe Sonia Golay, ce qui peut donner un sentiment d'impunité à l'agresseur."

Cette dernière évoque aussi l'accompagnement des auteurs de violence qui pourrait être renforcée. "Actuellement, un seul entretien socio-psychologique est obligatoire. A mon sens, il en faudrait au minimum trois, voire plus."

OB

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