Les Bleus à portée de titre, la jeune Espagne aussi

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Keystone-ATS
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Sortie groggy de l'Euro, la France est requinquée avant la finale de la Ligue des nations, dimanche à Milan contre une Espagne joueuse et rajeunie.

Les Bleus sont attirés par le nectar d'un nouveau titre, un peu plus d'un an avant de défendre leur étoile mondiale.

L'annonce samedi du forfait d'Adrien Rabiot, testé positif au Covid-19 et placé à l'isolement, vient tout de même perturber la vie d'une équipe de France revenue dans des sphères plus légères, après un été raté et une rentrée compliquée.

La sélection tricolore a en effet retrouvé de la force après le "combat de boxe", selon l'expression du capitaine Hugo Lloris, remporté par k.o. et sur le gong jeudi contre la Belgique (3-2) en demi-finale de Ligue des nations, après avoir été menée 2-0 à la mi-temps.

L'ascenseur émotionnel avait écrasé les champions du monde à l'Euro, éliminés en huitièmes de finale par la Suisse malgré deux buts d'avance. Ils retrouvent un peu d'air avant le sommet contre l'Espagne. "On était du mauvais côté cet été, ça fait mal, c'est dur, mais il faut l'accepter aussi", a retenu Didier Deschamps jeudi.

Signal avant le Mondial

Trois jours plus tard, à Milan, il faut remonter sur le ring face à un autre poids lourd du continent, la "Roja" de Luis Enrique, pour garnir l'armoire à trophées, gagner des points au classement FIFA et marquer les esprits à treize mois de la Coupe du monde au Qatar.

"Ca nous ferait du bien et nous donnerait beaucoup de confiance, prouverait qu'on peut faire mal lors de la prochaine Coupe du monde", sans que cela n'efface la déception de l'Euro, a résumé Antoine Griezmann vendredi. "On veut montrer qu'on n'a rien perdu, qu'on reste une nation forte".

Indispensable du système Deschamps, le Mâconnais devrait enchaîner un 57e match d'affilée au soir de sa 100e sélection, contre la nation qui l'a façonné depuis ses jeunes années à la Real Sociedad. "J'espère que ça va se terminer avec une coupe et une fête après le match", a souri l'attaquant de 30 ans, désireux de "chambrer" Koke, son ami et coéquipier à l'Atlético Madrid, en cas de victoire.

Un premier duel depuis 2017

France-Espagne a beau être un classique du Vieux Continent, les deux acteurs ont perdu l'habitude de se rencontrer ces dernières années. Le choc précédent remonte à mars 2017 au Stade de France, un soir où l'Espagne avait gagné 2-0 et où l'équipe de France découvrait la VAR, à ses dépens.

Privé d'un but par l'arbitrage vidéo, Griezmann portait déjà le maillot de l'Atlético Madrid, qu'il a retrouvé cet été après deux saisons ternes au Barça, mais il n'avait pas encore la deuxième étoile de champion du monde sur le maillot tricolore, décrochée l'année suivante en Russie.

Gavi et Torres, péril jeune

Le visage de l'équipe de France a bien changé depuis, de l'éviction d'Olivier Giroud à l'intronisation de son partenaire à l'AC Milan, Theo Hernandez. Dimanche "on joue chez moi, Milan et San Siro c'est ma maison. Ca va être un jour incroyable, surtout si on gagne", a souri le défenseur de 24 ans, buteur décisif contre la Belgique.

Face aux Bleus, l'Espagne comptera également sur sa jeunesse triomphante. A l'image de Ferran Torres, auteur à 21 ans d'un doublé en demi-finale mercredi contre l'Italie championne d'Europe (2-1), et de "Gavi", milieu offensif qui a offert une prestation de classe malgré ses 17 ans et une carrière de débutant au FC Barcelone.

Les jeunes loups seront encadrés par Koke, Sergio Busquets, César Azpilicueta ou encore Aymeric Laporte, le défenseur central franco-espagnol de Manchester City qui a rejoint la sélection espagnole peu avant l'Euro, faute d'être convoqué par Deschamps.

La "Roja", demi-finaliste du dernier Championnat d'Europe, devra "jouer avec ses idées, ses armes", pointe Mikel Oyarzabal. Pour l'ailier de la Real Sociedad, Griezmann, Kylian Mbappé et Karim Benzema sont "des grands joueurs, mais nous ne devons avoir peur de personne".

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