Le Tour des Stations vers un record de participation pour sa 5ème édition

Christophe Moreillon
Journaliste sportif RP

C’est l’un des événements qui prend de plus en plus d’ampleur dans le paysage sportif valaisan ces dernières années. Le Tour des Stations vivra samedi sa 5ème édition. Après deux années marquées par les restrictions sanitaires, les organisateurs s'attendent à un nombre record de participants.

Les jambes commencent à fourmiller. La tension à monter. La nuit sera courte. Tant pour les coureurs que pour les organisateurs. À 4h00 samedi matin, les premiers départs de la 5ème édition du Tour des Stations seront donnés au Châble. Le début d’une longue journée pour les nombreux amateurs de cyclisme qui seront au rendez-vous. «Tout est prêt, tout est sous contrôle. La météo devrait être favorable donc en principe, on ne sera pas contraint de neutraliser la course à cause des orages comme l’an dernier», se réjouit le président du comité d’organisation Grégory Saudan.

Une course qui a résisté au covid

Le boss de l’événement est surtout heureux et soulagé d’avoir pu tourner la page «covid». Ces deux dernières années, le Tour des Stations avait été l’un des très rares événements sportifs à tenir tête à la pandémie. Alors que les annulations s’enchaînaient de partout, les organisateurs avaient fait le pari de maintenir la 3ème puis la 4ème édition. «On reste une course jeune, on avait que deux éditions derrière nous en 2020. Casser la dynamique aurait été compliqué.»

«On demande aux gens de venir dans les zones de départ et d’arrivée alors que ces dernières années, on les priait de rester chez eux.»Grégory Saudan, président du comité d'organisation

Après avoir dû jongler avec les nombreuses contraintes sanitaires lors des deux cuvées précédentes, ce Tour des Stations 2022 rime avec retour à la normalité. «Pas de plan covid, pas de règles à respecter, l’organisation a été bien plus facile cette année.» Seul ombre au tableau: l’absence au départ de l’ex-champion du monde Cadel Evans, testé positif il y a quelques jours. «Le gros point positif concerne le public. On demande aux gens de venir dans les zones de départ et d’arrivée alors que ces dernières années, on les priait de rester chez eux. J’encourage vraiment tout le monde à venir à 4h00 au Châble pour voir les premiers coureurs s’élancer. C’est un moment toujours magique. Et puis après, il faut se déplacer à la Croix-de-Cœur où le cadre est magnifique.»

Près de la moitié de participants étrangers

Autre signe que la période covid est révolue: le taux de participants étrangers après deux années impactée par les fermetures de frontières. «On se dirige vers un record de participation. Plus de 3'000 coureurs sont attendus au départ. Parmi eux, plus de 40% d’étrangers, plus de 50% même sur le parcours ultrafondo. Sur ce point aussi, tout est donc au vert.»

«On essaie toujours d’apporter une touche «sexy» à notre événement en attirant des noms connus.»Grégory Saudan, président du comité d'organisation

Aux côtés des nombreux amateurs engagés, plusieurs noms bien connus du monde du cyclisme seront au rendez-vous sur les routes valaisannes. L’Autrichienne Anna Kiesenhofer, championne olympique sur route l’été dernier à Tokyo, sera au départ du parcours granfondo de 133 kilomètres. Idem pour le coureur martignerain de la Groupama-FDJ Sébastien Reichenbach. Le Chorgue Steve Morabito relèvera lui le défi de l’ultrafondo et de ses 242 kilomètres pour un dénivelé équivalent à celui de l’Everest. «On essaie toujours d’apporter une touche «sexy» à notre événement en attirant de tels athlètes», relève Grégory Saudan. «Même si ce n’est pas ça qui fait forcément venir beaucoup plus de monde, c’est important en termes de résonnance internationale.»

La victoire pour Morabito?

Lorsqu’on l’interroge sur les favoris de l’épreuve reine de l’événement, le patron du Tour des Stations n’hésite d’ailleurs pas à citer Steve Morabito. «Il avait terminé 4ème l’an dernier. C’était la première fois qu’il s’alignait sur une telle longueur et il en avait peut-être trop gardé sous la pédale au départ. Cette fois, je le vois bien jouer la victoire avec le Neuchâtelois Justin Paroz et le Belge Michiel Minnaert (ndlr: respectivement 2ème en 2021 et 2020). On peut se dire que pour un ancien pro, une course comme la nôtre est facile. Pourtant, ils n’ont pas l’habitude de faire des efforts de si longue durée. S’il remporte cette édition, ce serait donc une performance assez incroyable.»

Au niveau féminin, les cartes devraient être redistribuées cette année. Victorieuse des trois premières éditions et en tête de la 4ème au moment où la course avait été neutralisée l’an dernier, la Suédoise Eva Lindkog ne sera à priori pas au départ. Parmi les candidates à sa succession, les organisateurs citent la Bagnarde Emily Vaudan, lauréate du trail Verbier-Saint-Bernard il y a moins d’un mois.

CM
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