Le Plan climat va renforcer la Fondation pour le développement durable des régions de montagne

Didier Morard
Journaliste

L’élaboration du Plan climat valaisan pourrait bien donner davantage d’ampleur à la Fondation pour le développement durable des régions de montagne. Avec en ligne de mire, de nouvelles ressources.

Fondée en 1999 par l’Etat du Valais et la Ville de Sion, la Fondation pour le développement durable des régions de montagne (FDDM) pourrait vivre bientôt un tournant dans son existence. La récente présentation du Plan climat cantonal vient apporter de l’eau au moulin à cette institution paraétatique. La FDDM coordonne les mesures de réduction des gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements en cours. Elle pourrait aussi être amenée à mettre en œuvre les mesures de sensibilisation et de soutien aux communes. «Les besoins sont là. Avec le Plan climat, le renforcement des ressources sera nécessaire au sein de l’administration cantonale et au sein de la FDDM afin de répondre aux attentes exprimées dans le Plan climat», explique Eric Nanchen, directeur de la Fondation pour le développement durable des régions de montagne.

Vers plus de durabilité

D’ici la mise en place du Plan climat cantonal, qui doit encore passer au Grand Conseil valaisan, la FDDM poursuit son cœur de métier : l’accompagnement des entreprises et des collectivités publiques vers davantage de durabilité. «Nous avons un mandat de prestations avec l’Etat du Valais pour l’agenda2030. On a des jours de travail qu’on peut mettre à disposition de communes, d’entreprises et d’organisateurs d’événements pour ces premiers questionnements. Cela est pris en charge par le canton», reconnaît Eric Nanchen. Quant au Covid-19, il a freiné la bonne marche des entreprises durant plus de deux ans, mais il n’a pas remis en cause la transition écologique prise par la société. «J’ose espérer et imaginer que la prise de conscience soit plus large que la crise du Covid. Aujourd’hui, les collectivités publiques ou les entreprises ont de réels questionnements sur les enjeux et les besoins d’une transition écologique.»

Ce tableau idyllique – prise de conscience, hausse des demandes d’accompagnement – ne doit pas faire oublier les réticences qui existent encore au sein de la société et des acteurs économiques valaisans. «Tout système va essayer de maintenir ses acquis et se défendre. Il y a aura toujours cette volonté de faire comme avant. Il faut arrêter de changer dans la douleur. Il faut changer de désir sans être dans la frustration», conclut Eric Nanchen.

DM
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