Le marché immobilier valaisan boosté par la pandémie, selon une étude de la BCVs et de la CIV

L'immobilier valaisan boosté par le coronavirus (image d'illustration) ©Keystone-ATS
Economie
Sandrine Rovere
Rédactrice en cheffe adjointe

Des prix qui augmentent et des vacances à la baisse: la pandémie a dopé le marché immobilier cantonal, selon une étude publiée ce mercredi.

La pandémie a dopé le marché immobilier valaisan. C’est ce que laisse entrevoir l’indicateur d’automne du marché immobilier valaisan, publié ce mercredi par la Banque cantonale du Valais et la Chambre immobilière valaisan.

En un an les prix ont augmenté de plus de neuf pourcents dans le canton. C’est bien plus que la moyenne suisse, qui s’établit à un peu plus de sept pourcents, selon cette étude menée par Wüest Partner. Cela s’explique par le fait que « l’offre dans le canton est particulièrement en phase avec la demande actuelle qui privilégie les lieux de résidence en dehors des grands centres urbains », indiquent les auteurs dans un communiqué.

Pour une villa avec jardin, il faut aujourd’hui débourser 966'000 francs en moyenne en Valais. Les tarifs dépendent toutefois beaucoup des régions. Ils ont par exemple beaucoup grimpé outre-Raspille, en raison notamment du développement de Lonza. Pour un appartement en PPE, les prix ont là aussi pris l’ascenseur : près de 10% en plus entre le troisième trimestre 2020 et la même période en 2021. Ils atteignent désormais les 753'000 francs en moyenne.

Encore trop d'appartements vides

Pour les deux catégories, le nombre d’objets offerts à la vente ont baissé en douze mois ; de 7,1 à 5,3% pour les villas. Et de 12,9 à 9,3% pour les PPE. Mais le chiffre, dans cette dernière catégorie, reste très élevé par rapport à la moyenne suisse, de 4%. L’étude l’attribue au fait que nombre de ces appartements sont « vieillissants et auraient besoin d’une rénovation pour être plus attractifs ».

De manière générale, le nombre d’objets vacants est en recul en Valais. Mais il reste très élevé dans les communes qui ont connu un fort développement du parc locatif, comme Sierre (6,8%) et Martigny (4,9%). « Le nombre de logements inoccupés – en partie des logements anciens – est préoccupant dans certaines régions, impactant les revenus des propriétaires », indique encore Wüest Partner.

En revanche, en montagne, la pandémie a provoqué une augmentation de la demande pour des résidences secondaires. Les prix des transactions ont ainsi renchéri de 17% en un an pour les chalets et de 11% pour les appartements. En 2021, le chalet à la montagne s’échange en moyenne à un million de francs, soit 20% de plus qu’en 2019.

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