Le chef de l'ONU affirme "que le moment est venu de dire assez"

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a tancé les Etats qui pensent que les efforts actuels sont suffisants contre le réchauffement climatique. ©KEYSTONE/AP/Phil Noble
COP26
Keystone-ATS
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"Le moment est venu de dire assez" aux énergies non renouvelables. "Soit nous les stoppons, soit elles nous stopperont", a affirmé le secrétaire général de l'ONU lundi à Glasgow. Il a appelé à des coalitions pour décarboner l'économie et la fin du charbon.

Devant plus de 130 chefs d'Etat et de gouvernement, il a estimé que la COP26 devait maintenir possible l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d'ici 2100. Il est "illusoire" de penser que les efforts actuels des Etats suffisent, selon lui, répétant les conclusions récentes selon lesquelles ils ne permettraient pas d'aller sous une augmentation de 2,7°C par rapport à la période préindustrielle.

A ce rythme, les pays ne devront pas revoir leurs objectifs climatiques tous les cinq ans comme le prévoit l'Accord de Paris. Mais en permanence, dit M. Guterres.

Soutenant les revendications des jeunes, il a relevé que même l'Amazonie émet davantage qu'elle n'absorbe. "Choisissez les ambitions, choisissez la solidarité, choisissez de préserver notre avenir, choisissez de sauver l'humanité", a lancé M. Guterres aux chefs d'Etat et de gouvernements présents.

Et de demander de soutenir de manière adaptée les pays en développement. Les 100 milliards de dollars de fonds publics et privés promis par pays riches chaque année aux plus pauvres doivent être financés, selon lui. Les gouvernements ne sont pas les seuls en cause. Le secrétaire général a annoncé un nouveau groupe d'experts pour évaluer les efforts des acteurs non étatiques vers la neutralité carbone.

De son côté, le prince Charles a adopté une approche belliqueuse, appelant à "faire la guerre" au réchauffement climatique. Il faut un système mondial pour que chaque branche économique prenne les décisions qui s'imposent, a-t-il encore affirmé. Les investisseurs doivent être convaincus et les patrons accompagnés.

ATS