Le BAK réduit sa prévision de croissance de la Suisse à 2,4%

Pour expliquer leurs estimations moins optimistes, les économistes bâlois invoquent la guerre en Ukraine, mais aussi et surtout la stratégie zéro-Covid du régime de Pékin, qui pénalise les chaînes d'approvisionnement. (Archives) ©KEYSTONE/ANTHONY ANEX
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Keystone-ATS
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L'institut de recherche économique BAK Economics abaisse sa prévision de croissance de l'économie suisse en 2022 à 2,4% en termes réels, contre 2,6% jusqu'ici. Début janvier, ils prévoyaient encore une croissance de 3,1%.

Les économistes bâlois invoquent la guerre en Ukraine, mais aussi et surtout la stratégie zéro-Covid du régime de Pékin, qui perturbe durablement les chaînes d'approvisionnement mondiales.

Corrigée des grands événements sportifs, la croissance du PIB suisse sera de 2,1% en 2022, prédit le BAK mardi dans un communiqué. Les prévisions pour l'année en cours sont nettement inférieures à la dynamique attendue de l'effet de récupération de la pandémie de Covid-19, écrivent les économistes. Les mesures mises en place par les autorités chinoises font craindre que les perturbations perdurent tout au long de l'année 2022.

En ce qui concerne l'inflation, le BAK estime que le taux actuel de 2,5% reste compatible avec la stabilité des prix. L'institut part du principe que le renchérissement repassera sous les 2% au quatrième trimestre, et que la stabilité des prix prévaudra à nouveau en 2023. "On suppose que les impulsions inflationnistes provoquées notamment par les prix de l'énergie et des carburants non seulement s'affaibliront, mais évolueront en sens inverse", soulignent les experts.

Hors énergie, le renchérissement annuel suisse est de 1,2%, note par ailleurs le BAK.

ATS
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