La Zermattoise dévouée aux jeunes en formation. Rencontre avec la cheffe de service Tanja Fux

Portrait de Tanja Fux, l'une des 7 femmes cheffe de service © DR
Série
Diana-Alice Ramsauer
Journaliste RP

D'abord enseignante dans la vallée de Zermatt. Puis directrice adjointe d'un cycle d'orientation dans la vallée de Zermatt. Dès 2015 directrice d'une école primaire dans la vallée de Zermatt. Et enfin cheffe du service de la formation professionnelle.... à Sion. Nous avons rencontré, Tanja Fux.

« Trouver son chemin, celui qui correspond à ses capacités et à ses propres envies. »
Ces mots reviennent sans cesse dans la bouche de Tanja Fux, depuis trois mois cheffe de service de la formation professionnelle. Une sorte de mantra qu'elle répète, un peu comme si cela allait devenir une réalité pour chaque jeune si elle le disait suffisamment de fois.

Ce portrait fait partie de la série sur les nouvelles cheffes de services

Elle-même semble l’avoir trouvée, sa voie.  Aujourd’hui à l’une des plus hautes fonctions de l’Etat, c’est pourtant comme petite main de l’économie touristique du côté de la vallée de Zermatt qu’elle effectue ses premiers pas dans le monde professionnel. «Vu d'où je viens, c'était assez évident que je commence dans ce domaine. Toute jeune, j'ai donné un coup de main à mon père sur les parkings des pistes. Plus tard, je me suis mise à vendre les billets CFF pendant les vacances d'été. Ça a duré bien quelques années.»

A l'aise dans sa vallée de Zermatt

Ce sont dans ces petits jobs d'étudiante qu’elle se confronte pour la première fois à l'importance des langues étrangères. Aujourd'hui pratiquement parfaitement bilingue français-allemand, c'est pourtant des cours d'anglais qu'elle a suivi, avant d'enseigner la branche.

Elle effectue ensuite une formation en pédagogie à l'Université de Berne, puis revient dans sa vallée. Et elle y reste.... tout en montant tranquillement les échelons professionnels. Elle enseigne d'abord au cycle d'orientation à Zermatt et dès 2015 elle y devient directrice adjointe. Enfin, c'est un poste de directrice qu'elle décroche à l'école primaire de la région de Täsch-Randa.

Un poste d'adjointe au service de l'enseignement la fait descendre de sa vallée en 2019. Hiérarchiquement, elle continue pourtant son ascension deux ans plus tard: elle devient cheffe. Elle reste dans le domaine de la formation, mais cette fois non plus dans la scolarité obligatoire, mais dans le milieu professionnel. Responsable de service, une fonction qui lui convient, même si évoluer en contact de jeunes lui manque. « Quand je visite les écoles professionnelles, j'aime prendre rapidement le temps de passer dans une salle de classe, voir les jeunes travailler. C'est vrai... ça me manque un peu. Heureusement, j'ai deux grands enfants à la maison, 12 et 14 ans, il y a donc souvent du monde et ça me fait du bien.»

«Le contact direct avec les jeunes, oui ça me manque un peu...»Tanja Fux, cheffe de service de la formation professionnelle

Aujourd’hui l'agenda de la nouvelle patronne de la formation professionnelle comporte plusieurs priorités. Elle veut par exemple atteindre le taux de 95% des jeunes avec un certificat de formation de secondaire II (c’est-à-dire un CFC, une AFP, une maturité ou un diplôme de culture générale. Elle veut également promouvoir les métiers de bouche (restauration, boucherie, boulangerie, etc.) et ceux de la construction, toujours en déficit de personnel qualifié. Elle se tient également prête pour les professions émergentes. Une formation en e-commerce pourrait bientôt voir le jour au niveau fédéral. Elle serait alors en première ligne pour la mettre en place.

Mais au delà du professionnel, Tanja Fux à l'espoir de garder ses équipes dans la bonne humeur. «Cela fait à peine trois mois que je suis là et on rit déjà beaucoup. C'est très très important pour moi.» Et elle le dit accompagné d'un grand sourire.

En 2022, il y a aura donc 7 cheffes de service... ou plutôt 8


La première à avoir été nommée après ce vide de près de 10 ans laissé béant par Françoise Gianadda (cheffe du Service de la population et des migrations) a été Sophie Huguet (Cheffe du Service juridique de la sécurité et de la justice), entrée en fonction en 2018.

En 2019, c'est au tour de Christine Genolet-Leubin de prendre la direction d'un service (cheffe du Service de l'environnement). Est venue ensuite en 2020 Anne-Catherine Sutermeister (cheffe du Service de la culture).
Au début 2021, Marie-Claude Noth-Ecoeur a pris ses fonctions du côté de la sécurité cantonale (cheffe du Service de la sécurité civile et militaire).
Peu après arrivait Karla Z'Brun (-Dirren) comme cheffe du Service des poursuites et faillites.
Fin 2021, une nouvelle cheffe a été nommée à la formation en la personne de Tanja Fux (cheffe du Service de la formation professionnelle).
Et pour finir, en 2022, une septième prendre le chemin de la direction d'un service: Sandra Tiano deviendra responsable de la population et des migrations.


Dans le même statut que «cheffe de service», notons également celui de secrétaire générale d'un département. A ce titre nommons encore Kathia Mettan qui travaille depuis 2015 au sommet du Département de la mobilité, du territoire et de l'environnement de Franz Ruppen.

Retrouvez l'article que nous avions publié concernant le changement de chef à la tête du service de la formation professionnelle.

dar
Dossier Cheffes de service en Valais