La Suisse termine sur une bonne note

Keystone-ATS
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Après deux défaites contre la Slovaquie et l'Allemagne, la Suisse a enfin signé un succès à la Deutschland Cup à Krefeld. Les hommes de Patrick Fischer ont dominé la Russie 3-2.

C'était une question d'image. Après deux revers et une production offensive anémique, la Suisse se devait de montrer autre chose. Tout n'a bien sûr pas été parfait dans cette rencontre face à la Russie, mais l'essentiel est d'avoir quitté la compétition sur un succès. Un peu comme lorsque vous vous inclinez mais que vous gagnez le dernier tiers d'une rencontre.

Cette victoire, la Suisse est allée la chercher en fin de partie. Sur une fin de power-play, les Helvètes ont poussé et joué comme on aurait voulu les voir lors des matches précédents. Devant le but, Moser a ennuyé les Russes et le puck est ressorti sur Alatalo qui a parfaitement servi un Inti Pestoni seul devant une cage vide. Ce but à la 59e a soulagé le staff après les deux premiers matches ratés, mais il ne gomme évidemment pas tout.

La Suisse a mal commencé, encaissant le 1-0 juste avant la première pause. Ce fut nettement mieux lors du tiers médian, mais les Russes ont tout de même enfilé le deuxième à la 30e. Et juste après ce 2-0, les Suisses ont bien failli encaisser le troisième. Frick a laissé un mauvais puck à Andrighetto et Dynyak a pu s'échapper seul pour aller affronter Ludovic Waeber, mais le portier des Zurich Lions a refusé cette troisième réussite aux joueurs d'Igor Larionov.

Etait-ce cette urgence dont les Suisses avaient besoin pour enfin sortir de leur coquille? Possible. Toujours est-il que les hommes de Patrick Fischer ont alors offert un visage plus conquérant. Et sur une très belle triangulation entre Simon Moser, Enzo Corvi et Andres Ambühl, c'est le vétéran au plus de 400 sélections qui a pu débloquer la situation. Mieux, 83 secondes plus tard c'est Sven Andrighetto qui a égalisé après une belle passe de Joël Vermin faisant suite à une relance tout d'abord ratée de Ramon Untersander qui a piégé les Russes.

Au rayon des choses positives, on relèvera la performance de la première ligne composée de Moser, Corvi et Ambühl. Et dans une moindre mesure celle d'Andrighetto, Vermin et Martschini. La Suisse avait besoin que ses meilleurs éléments se lèvent et c'est ce qu'ils ont fait. Mention aussi à Ludovic Waeber pour sa première sélection. Décisif dans le tiers médian, le Fribourgeois a en plus eu un soupçon de chance nécessaire. Notamment lorsque Maxim Sorkin a expédié le puck sur la transversale à quelques secondes de la sirène finale.

ATS
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