La Suisse parmi les meilleurs côté sanctions, selon Cassis

Ignazio Cassis lors de la manifestation contre la guerre en Ukraine le 19 mars. ©KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Ukraine
Keystone-ATS
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Le président de la Confédération Ignazio Cassis s'est félicité samedi des sanctions décidées par la Suisse contre la Russie. "Nous ne sommes pas seulement sur la bonne voie, nous faisons partie des meilleurs au monde", a-t-il déclaré sur la radio alémanique SRF.

Aucune critique n'a été faite lors des contacts internationaux, a-t-il ajouté. Les voix s'élèvent en revanche à l'intérieur du pays.

Le Tessinois est notamment revenu sur la répartition entre la Confédération et les cantons dans la gestion de la crise. Il n'est pas possible de modifier les structures politiques suisses pour mettre en oeuvre les mesures liées à la guerre en Ukraine, a-t-il expliqué.

L'implication des cantons, par exemple, est indispensable. La Confédération ne peut pas simplement empiéter sur leurs compétences.

Le pays est en outre en contact permanent avec les Etats-Unis et la taskforce compétente de l'UE afin d'améliorer l'application des sanctions, a-t-il souligné.

Rôle du Seco en cause

Ignazio Cassis est également revenu sur les critiques émises à l'encontre du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco). Son rôle de responsable du contrôle des sanctions avait été jugé incompatible avec celui de chargé de la promotion économique (entre autres avec la Russie) par un expert bâlois en droit pénal qui s'était exprimé dans la presse alémanique.

Des politiciens avaient également réclamé une approche plus active de la part du Seco, qui, selon eux, s'appuie trop sur l'obligation d'annonce par les banques. "Le Seco fait du bon travail", a tranché M. Cassis.

Si l'on modifiait maintenant les compétences, cela ne ferait que créer un chantier organisationnel, a-t-il argumenté. Mais, comme pour chaque crise, une évaluation sera faite après coup et des mesures seront éventuellement décidées en conséquence.

Gaffe dans les livres d'histoire

Autre point qui avait fâché certains: l'intervention du président suisse lors de l'apparition en vidéo du chef d'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky à Berne le mois dernier. Comme il est actuellement impossible pour M. Zelensky de se déplacer physiquement en Suisse, cette intervention faisait office de visite d'Etat, a rétorqué M. Cassis.

"Il était de mon devoir de l'accueillir". Toute autre attitude aurait été racontée dans les livres d'histoire comme une gaffe.

ATS
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